Les leçons du second tour
Chantal Bourry, Jonzac (Charente-Maritime)
Quand on compare les résultats du second tour des deux dernières élections présidentielles, on constate qu'Emmanuel Macron a perdu 2,1 millions de voix, tandis que Marine Le Pen en a gagné 2,6 millions. A l'évidence, le pouvoir de séduction de notre président s'est terni. Il lui reste un quinquennat pour nous convaincre. ("Emmanuel Macron, le président de la dernière chance" , L'Express du 26 avril.)
Une candidate sous influence
Abraham Alain, Abbeville (Somme)
Le Rassemblement national a multiplié les changements de pied, que ce soit sur l'euro, la sortie de l'Europe, la retraite à 60 ans, la laïcité, la guerre en Ukraine, les relations avec la Russie, la transition énergétique... Cela faisait quand même beaucoup pour confier la présidence de la République à Marine Le Pen. Je ne peux donc que partager votre analyse. ("Les dangereuses liaisons russes de Marine Le Pen", L'Express du 21 avril.)
Populisme économique
Bernard Portal, Saint-Doulchard (Cher)
Merci d'avoir publié l'entretien d'André Cartapanis avec Béatrice Mathieu portant sur "Le populisme économique". Il y est fait la démonstration implacable de l'inéluctable aboutissement à l'échec, aujourd'hui comme hier, de cette piste politique pourtant souhaitée par 40 % des électeurs du premier tour de l'élection présidentielle. La clarté de l'analyse comme la facile compréhension de la démonstration sont à souligner pour tous ceux qui n'auraient pas une érudition poussée dans la culture ou le langage économiques. Voilà une belle manière d'instruire les citoyens. ("André Cartapanis : 'Le populisme économique a toujours mené à l'échec'", L'Express du 21 avril.)
Déserts médicaux
Dominique Calmels, Millau (Aveyron)
Très intéressants, ces deux articles de Stéphanie Benz qui aboutissent à ce constat : des Français meurent plus tôt à cause du manque de médecins généralistes et spécialistes dans certains territoires... Une solution : obliger les médecins à aller dans ces territoires, en mettant un quota à ne pas dépasser dans les villes où ils sont trop nombreux par rapport au nombre d'habitants. Est-il normal qu'il faille faire 80 ou 100 kilomètres pour voir un spécialiste ou un généraliste ? Où est l'égalité d'accès aux soins ? Il n'existe plus non plus dans nos hôpitaux de moyennes et petites villes ! ("27 millions de Français bientôt privés de médecin ?", L'Express du 7 avril.)
Diplomatie des céréales
Jean-Michel Bénard, Châtillon (Hauts-de-Seine)
La tentative d'annexion de l'Ukraine est bien sûr motivée par son intérêt économique, de l'agriculture au gaz en passant par les ports sur la mer Noire. Par cette "diplomatie des céréales", la Russie a bien des atouts : les pays dépendant de ces exportations de céréales se gardent bien de la critiquer ; certains pays émergents sont menacés de déstabilisation, à travers des émeutes de la faim et des migrations, et il en va de même pour le monde occidental, par voie de conséquence. Chez nous, certains commencent déjà à stocker des denrées alimentaires. La realpolitik est impitoyable : les Occidentaux ont besoin de gaz, les émergents de céréales... ("Infographies : ces pays (très) dépendants de l'Ukraine et de la Russie en blé", sur Lexpress.fr.)
Malaise européen
Patrick Her, Sauveterre-la-Lémance (Lot-et-Garonne)
Proeuropéen de la première heure, j'éprouve néanmoins un profond malaise et un sentiment de honte devant notre lâcheté, qui "sanctionne" sans intervenir militairement, tandis que des populations civiles se font massacrer. Quand je lis les paroles de Démosthène relatées dans votre article sur l'Antiquité grecque, "brandir le droit pour ne rien entreprendre, ce n'est plus observer l'esprit du droit, c'est être lâche", je pense aux accords de Munich en 1938 et je me dis que l'Histoire, hélas, se répète. ("Guerre en Ukraine : ces deux leçons venues de l'Antiquité grecque", L'Express du 31 mars.)
Think-tank de la présidentielle, clap de fin
Ils ont été nos dix sages pendant la campagne électorale. Un grand merci à eux pour leur travail d'évaluation réalisé pour L'Express : Patrick Artus, conseiller économique de Natixis ; Sylvie Bermann, diplomate, ancienne ambassadrice de France ; Denys de Béchillon, constitutionnaliste, agrégé de droit public ; Gilles Clavreul, cofondateur du Printemps républicain ; Karine Lacombe, cheffe de service hospitalier des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine ; Enrico Letta, ancien président du Conseil italien, secrétaire général du Parti démocrate ; Cécile Maisonneuve, senior fellow de l'Institut Montaigne; Iannis Roder, directeur de l'Observatoire de l'éducation de la Fondation Jean-Jaurès ; Guillaume Rozier, fondateur de CovidTracker et de Vite Ma Dose et Abnousse Shalmani, écrivaine.
