Dans un Prague 100% cliché - brume, Kafka et pavés mouillés - Jim Phelps (Jon Voight) voit son équipe salement décimée. Coup de bol, deux de ses membres survivent: Tom Cruise (voir en pages Spectacles) et Emmanuelle Béart (elle est descendue s'en griller une avant que sa voiture parte en fumée). Tom - qui manie Internet comme un pêcheur malouin les horaires des marées, transpire en cambriolant les bureaux piégés de la CIA et fait de la varappe sur les wagons de l'Eurostar - mène l'enquête afin de démasquer les traîtres.
Adapté de la série télévisée culte du même nom et riche de ses 400 millions de dollars de recettes, le film a été rebaptisé «Mission incompréhensible» aux Etats-Unis. Franchement, c'est très injuste. Car il n'y a pas grand-chose à comprendre, au fond. Construit à l'exacte mesure de Cruise, servi par un De Palma (Outrages, L'Impasse) qui poursuit ses obsessions sur le double et abat un boulot honnête et tendu, Mission impossible regorge de guest stars (Jean Reno), de gadgets coûteux et se laisse oublier, aussitôt vu.