Ce fut un retentissant canular pour dénoncer le manque de rigueur des études en vogue sur le genre ou la race. En 2018, la journaliste britannique Helen Pluckrose, accompagnée par les universitaires Peter Boghossian et James Lindsay, envoya vingt articles loufoques à des revues en sciences humaines. Dans le lot, une analyse de la "culture du viol" chez les chiens, un plagiat de Mein Kampf dans lequel le mot "juif" était simplement remplacé par "blanc", ou une enquête sur l'impact du godemiché anal sur la transphobie chez les hommes hétérosexuels... Au moment où le Wall Street Journal révélait la supercherie, quatre de ces "études" avaient déjà été publiées, et trois autres étaient validées par des pairs. Nommée "The grievance studies hoax" ou "l'affaire Sokal au carré", la supercherie fit grand bruit, mais n'amusa guère les adeptes de ces champs académiques.

Après le poisson d'avril, place aux choses sérieuses. Dans le récent et passionnant Cynical theories (Pitchstone Publishing) co-signé avec James Lindsay, Helen Pluckrose passe au crible les fondements intellectuels de ces disciplines nommées théorie critique sur la race, études de genre, études postcoloniales ou décoloniales, théorie queer... Des théories obsédées par les identités comme par les systèmes d'oppression, et qui alimentent un nouveau militantisme que les anglo-saxons résument par le terme "woke", c'est-à-dire "éveillé" aux injustices sociales sur la race ou le genre. Rédactrice en chef du magazine Areo, Helen Pluckrose, qui se définit comme une humaniste et féministe libérale, explique à L'Express pourquoi selon elle ces nouveaux dogmes jargonneux s'apparentent à un mouvement religieux et représentent une menace pour le libéralisme classique hérité des Lumières. Entretien.

L'Express : En France, on présente souvent l'opposition aux théories critiques sur la race, le genre ou le colonialisme, venues du monde universitaire anglo-saxon, comme relevant de l'anti-américanisme. Qu'en pensez-vous ?

Helen Pluckrose : C'est amusant, car ces théories ont leur racine en France. Des penseurs postmodernistes comme Michel Foucault, Jean-François Lyotard ou Jacques Derrida ont émergé chez vous, mais, dans les années 1970, sont devenus très populaires aux États-Unis sous le label de French Theory. Ces idées sont nées en France, puis ont été traduites en anglais et adaptées au contexte américain par des figures comme Edward Saïd, fondateur des études postcoloniales, ou plus tard par Judith Butler, figure de proue des études queer, et Kimberlé Crenshaw, figure majeure de la théorie critique de la race qui a développé le concept d'intersectionnalité.

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Et aujourd'hui, voici que ces théories sont à nouveau exportées des États-Unis vers le reste du monde occidental. En Europe, le Royaume-Uni, du fait de sa proximité culturelle, est le pays le plus concerné. Mais de ce que j'entends de mes amis français, ces théories critiques sont aujourd'hui aussi très présentes en France chez les universitaires comme chez les militants.

"Les adeptes de ces théories critiques sur la race ou le genre veulent instituer des politiques identitaires qui rejettent l'approche universaliste"

Quels sont les fondements du postmodernisme ? Dans le livre, vous présentez les penseurs de la "French Theory" comme ayant poussé à un scepticisme radical sur l'idée même d'arriver à un savoir objectif, tout comme à la perte de l'universel pour un relativisme culturel...

Il y avait au sein de la French Theory cette idée forte que le savoir est une construction sociale. Tout est vu par le prisme des structures de pouvoir, et selon ce courant, la science serait au service des puissants. Ces idées viennent particulièrement de Foucault, qui a aujourd'hui une grande influence sur les différentes théories critiques. Pour ces postmodernistes, le langage non plus n'est pas fiable, car lui aussi serait au service du pouvoir. Ce scepticisme radical par rapport au langage a notamment été entretenu par Jacques Derrida, très influent pour les théories queer ou postcoloniales. On m'a d'ailleurs dit que Derrida était encore plus incompréhensible dans sa langue d'origine, le français, qu'il ne l'est traduit en anglais, mais je n'ose le croire (rires). C'est l'idée que l'interprétation et la perception que vous avez des mots d'une autre personne seraient aussi valides que ce que cette personne voulait en fait réellement dire. Derrida n'aurait sans doute pas approuvé les obsessions identitaires actuelles, mais ses idées ont été utilisées pour affirmer, par exemple, que les personnes noires ou trans ont une certaine connaissance, qui ne peut être transmissible à des personnes d'une autre identité. Le courant postmoderniste a ainsi remis en question la méthode scientifique, qui ne serait qu'une croyance héritée de la modernité. Et il s'est focalisé sur les structures de pouvoir.

Comment est-on passé du postmodernisme déconstructeur des années 1970 aux études critiques sur la race, le genre ou le colonialisme, bien plus militantes ?

Il y a d'abord eu à la fin des années 1970 le postcolonialisme. De la même façon que le postmodernisme entendait dépasser les croyances de la modernité, le postcolonialisme ambitionne de dépasser les croyances héritées du colonialisme. Cela a commencé avec le théoricien littéraire Edward Saïd, qui a fait appel à Foucault. Selon lui, l'Occident s'est construit comme étant rationnel, civilisé, libéral, en comparaison avec un Orient présenté comme barbare.

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Ensuite, à la fin des années 1980, de nombreux universitaires américains ont estimé qu'il fallait utiliser ces idées de constructivisme social pour la race et le genre. Kimberlé Crenshaw explique que si le genre et la race sont des constructions raciales, ceux-ci créent des réalités sociales. Les mouvements d'inspiration libérale pour les droits civiques, pour les homosexuels ou pour le féminisme ont certes remporté des batailles légales contre les discriminations. Mais selon les adeptes de ces théories critiques, il faut aussi se pencher sur les comportements de personnes, sur leur façon de parler et de penser. Le postmodernisme a ainsi été très utile pour ces théoriciens et activistes qui voulaient poursuivre la lutte contre le sexisme, le racisme et l'homophobie. Des figures comme Crenshaw ont transformé ces idées postmodernistes en démarche militante. La tradition libérale entend faire des différentes identités quelque chose qui ne soit plus pertinent. Pour vous, à titre personnel, cela peut signifier quelque chose d'être noir ou d'être une femme. Mais pour la société, cela ne devrait pas être le cas. Vous êtes un individu, point. Mais les adeptes de ces théories critiques sur la race ou le genre s'opposent à cette conception libérale, et veulent instituer des politiques identitaires qui rejettent l'approche universaliste. Pour Crenshaw, dire "je suis noire" est plus puissant que de simplement dire "je suis une personne qui, accessoirement, s'avère noire".

Les adeptes des théories critiques sur la race ou le genre s'opposent à la conception libérale, et veulent instituer des politiques identitaires qui rejettent l'approche universaliste

On a ainsi vu, à la fin des années 1980 et dans les années 1990, l'essor de cette idée que les systèmes de pouvoir et les privilèges subsistent en dépit de l'égalité aux yeux de la loi. Depuis, une quantité d'études universitaires ont été produites sur le sujet. Dans les années 2010, cela a fini par s'imposer comme une vérité que toute la société serait traversée par le suprématisme blanc, le patriarcat, l'homophobie, l'impérialisme, la grossophobie... Et nous devrions tout faire pour essayer de démanteler ces structures de pouvoir. Si vous lisez les oeuvres d'universitaires antiracistes comme Robin DiAngelo ou Barbara Applebaum, vous voyez la tournure militante qu'ont pris les travaux universitaires, avec un appel à contrôler le langage et la pensée. Selon eux, vous devez tout faire pour chasser les préjugés racistes ou sexistes qui existeraient dans nos façons de parler ou d'agir.

"Je compare souvent ce mouvement woke à une religion"

On rétorquera que les universitaires comme les étudiants ont toujours été à gauche. En quoi ce phénomène serait-il nouveau ?

Oui, les étudiants ont toujours été particulièrement politisés. Avant la montée du postmodernisme, la principale façon de concevoir le monde à gauche était le marxisme. Mais des intellectuels comme Derrida ou Lyotard étaient sceptiques face au marxisme. Ils ont voulu le démanteler, comme ils ont voulu déconstruire l'idée de science ou de progrès.

Je rajoute qu'historiquement, les étudiants ont toujours défendu la liberté d'expression, qui était une part de leur engagement politique. Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Alors qu'étant moi-même de gauche, j'ai toujours pensé que soutenir la liberté d'expression était la position juste...

Comment ces théories, parfois très absconses, peuvent-elles avoir un impact sur l'ensemble de la société ?

Il n'y a qu'une minorité de personnes qui comprennent complètement et adhèrent à ces théories sur la justice sociale. Mais elles ont gagné une autorité morale pour s'opposer aux inégalités dans la société, une cause qui touche une grande partie de la société. Je compare souvent ce mouvement woke à une religion. Au sommet de la pyramide, vous avez les théologiens, qui théorisent les dogmes. Ils ne sont qu'une petite minorité. Puis vous avez les prêtres, qui sont les activistes qui prêchent la bonne parole auprès du commun des mortels. Et puis vous avez les fidèles, qui absorbent et croient à certains de ces préceptes, sans comprendre grand-chose à une théologie difficilement compréhensible. Aux États-Unis, on a ainsi vu des émeutiers contre les violences policières être imprégnés par ces croyances, sans avoir sans doute jamais lu un texte théorique sur la question.

Historiquement, les étudiants ont toujours défendu la liberté d'expression, qui était une part de leur engagement politique. Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas

Ce mouvement pour la justice sociale a une forte composante morale, et il s'est répandu dans tous les secteurs aux États-Unis. Quelqu'un qui intègre une entreprise ou une institution doit désormais déclarer qu'il soutient activement ces idées. Il paraîtrait fou, aujourd'hui, de demander à un employé de faire part publiquement de sa foi chrétienne, car cela est en opposition totale avec l'idée de laïcité. Mais ces théories sont perçues comme étant un moyen neutre et efficace pour réduire les inégalités dans la société. Alors qu'elles relèvent elles aussi de la croyance. Selon elles, vous n'auriez aucune libre volonté. L'individu ne pourrait pas, de manière autonome, évaluer des idées et choisir de les accepter ou non. Par exemple, ces théories expliquent que durant notre conversation, vous, en tant qu'homme blanc, allez vous sentir supérieure à moi qui suis une femme blanche. Si j'étais noire, mon point de vue serait encore plus discrédité, car vous auriez automatiquement des préjugés suprémacistes en plus de ceux de nature patriarcale. On pousse vraiment les gens à croire ça...

"C'est du pur essentialisme, avec cette idée que vous devriez obligatoirement agir de telle ou telle façon, parce que vous êtes noir, gay, trans... "

Pourquoi avez-vous lancé une organisation, Counterweight, qui entend lutter contre ces idées d'un point de vue libéral ?

Nous voulons promouvoir une conception libérale de la justice sociale. Nous entendons parler de plus en plus de personnes qui, dans le cadre de l'entreprise, sont forcées à se soumettre à des tests de biais d'association implicite censés révéler leur racisme ou sexisme inconscient. Alors que ces tests sont largement discrédités d'un point de vue scientifique. Mais le plus inquiétant, c'est que s'il est parfaitement normal qu'une entreprise attende de ses employés un certain nombre de comportements appropriés - y compris le fait ne pas être raciste, sexiste ou homophobe -, elle n'a pas le droit de vouloir rentrer dans leur cerveau. On exige ainsi de plus en plus des salariés d'adhérer à ces croyances. Si vous êtes un homme blanc, il sera très dur pour vous d'y résister. C'est plus facile pour des personnes noires ou d'origine asiatique qui nous contactent, car elles estiment croire à la libre volonté et ne veulent pas être enfermées dans des cases identitaires.

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En Grande-Bretagne, des personnes noires ou d'origine sud-asiatiques sont ainsi poussées à témoigner sur les discriminations subies. On attend d'elles qu'elles défendent une certaine vision du monde. Une figure comme Nikole Hannah-Jones, journaliste au New York Times spécialiste des discriminations, est allée jusqu'à expliquer qu'une personne noire ne défendant pas la théorie critique sur la race ne serait pas pleinement noire, mais aurait juste de la mélanine. C'est du pur essentialisme, avec cette idée que vous devriez obligatoirement agir de telle ou telle façon, parce que vous êtes noir, gay, trans... Et si vous ne le faites pas, c'est que vous seriez victime du symptôme de la haine de soi, ou que vous auriez intériorisé l'oppression.

En quoi ces théories critiques sur le genre ou la race seraient-elles des menaces pour le libéralisme ?

Selon ces activistes, ils détiendraient la seule façon de régler le problème du racisme ou du sexisme. Or l'approche libérale existe depuis bien plus longtemps, et a eu des succès bien plus probants. C'était l'approche dominante dans le mouvement des droits civiques, à l'image de Martin Luther King. Le libéralisme explique que tous les humains doivent avoir le même accès à tout. Ils ont tous une dignité égale, et les mêmes droits face à la loi. Or une partie de ces théories critiques sont en opposition frontale avec cette approche libérale, assurant qu'elle serait complaisante. Pour eux, par exemple, le fait d'être indifférent face aux races ("color blinded") serait en fait un aveuglement face au racisme. Or la différence est essentielle. On peut, en raison de positions éthiques, considérer qu'on ne veut pas que l'origine ethnique d'une personne influence la perception de la relation qu'on va avoir elle, tout comme la perception de son travail. Mais pour les adeptes de la théorie critique de la race, cela s'apparente à un aveuglement face au racisme, en considérant qu'il n'existe plus et donc qu'on n'aurait pas à s'en préoccuper...

L'approche humaniste libérale, qui se fonde sur l'individu et sur l'universalisme, et non pas sur des groupes identitaires, est celle qui a le mieux fonctionné depuis un siècle

D'un point de vue libéral, si des organisations ou des institutions discriminent quelqu'un en raison de sa couleur de peau, il faut les condamner. Cette approche a fait ses preuves dans le mouvement des droits civiques. C'est parce qu'un nombre conséquent de personnes blanches ont considéré que les Afro-Américains étaient des humains comme les autres qu'elles ont fait appel au sens de la justice et de l'égalité de chacun, et que des progrès ont été effectués. Au contraire, les politiques identitaires expliquent que l'identité nous procure une expérience et un savoir particuliers, et que nous sommes dans une certaine relation avec un système de pouvoir en étant soit des oppresseurs, soit des opprimées. Dans cette logique, on ne peut que s'opposer à d'autres groupes identitaires. Cela ne fonctionnera pas ! Ce n'est pas avec ce genre de raisonnement que vous allez obtenir le soutien d'une majorité de la population. Ce n'est pas avec le tribalisme qu'on va pouvoir mettre en avant une humanité commune. L'approche humaniste libérale, qui se fonde sur l'individu et sur l'universalisme, et non pas sur des groupes identitaires, est celle qui a le mieux fonctionné depuis un siècle, et en particulier depuis ces cinquante dernières années, avec des progrès spectaculaires pour les droits des femmes ou des homosexuels.

"L'idée que l'identité détermine votre position dans la société est selon moi profondément réactionnaire"

L'ironie étant que des personnes se définissant comme "progressistes" ne croient plus à cette idée de progrès, mais estiment que le racisme ou le sexisme représentent une fatalité immuable...

Je comprends la préoccupation qui est celle de se dire que si on regarde les réussites dans le passé en matière de racisme, d'homophobie ou de sexisme, on serait tenté de se reposer sur ses lauriers, et oublier ce qu'il reste à faire pour arriver à une société juste. Mais nous ne pouvons pas continuer à faire des progrès si nous ne réalisons pas ce qui a fonctionné et pourquoi cela a fonctionné ! Ce qui a porté ses fruits, c'est une approche libérale, et non pas des politiques identitaires qui ont d'abord été utilisées par la droite afin de défendre la suprématie blanche et le patriarcat.

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L'idée que l'identité détermine votre position dans la société ou votre travail est selon moi profondément réactionnaire. Les progressistes qui vont sur ce terrain-là ne font appel qu'à des méthodes réactionnaires, pour essayer d'obtenir la justice sociale. Non seulement cela va échouer, mais ce sera totalement improductif, car cela alimentera la droite identitaire...

A l'université, les partisans comme les opposants des théories critiques sur la race et le genre s'accusent mutuellement de maccarthysme. La "cancel culture" semble avoir trouvé un terrain de prédilection sur les campus. Faut-il craindre pour la liberté d'expression et la liberté académique ?

Aujourd'hui, au Royaume-Uni, c'est le gouvernement conservateur qui s'est posé comme garant de la liberté académique, alors que les Tories étaient plutôt très mauvais sur ce sujet par le passé (rires). En France, je ne crois pas que votre ministre de l'Enseignement supérieur (Frédérique Vidal, NDLR) souhaite bannir ces études sur la race ou le genre. Elle n'a pas soutenu la censure. En tout cas, nous n'avons jamais demandé à ce que ces théories critiques ne soient plus enseignées dans les universités. Nous demandons simplement à ce qu'elles ne soient pas présentées comme étant une vérité absolue, sans contrepoint. Et nous voulons qu'il y ait une vraie diversité idéologique à l'université. L'idée qu'en critiquant ces théories, on ferait du mal à des groupes minoritaires est complètement fausse. On peut simplement en débattre. C'est le principe même du libéralisme !

Les universitaires qui défendent ces théories critiques sur la race ou le genre qualifient souvent leurs contempteurs de simples "réactionnaires"...

Les critiques contre ces idées sont loin de ne venir que de réactionnaires. Il y a des critiques matérialistes qui proviennent du marxisme, et qui estiment que ces théories sur la race ou le genre divisent la conscience de classe sociale. Il y a aussi des critiques libérales. À tous ceux qui pensent que s'opposer à ce mouvement woke équivaut à être réactionnaire, je recommande de lire des auteurs comme Michelle Alexander, c'est-à-dire des universitaires qui se préoccupent grandement des injustices sociales, mais s'opposent à ces théories critiques sur la race.

L'idée qu'en critiquant les théories sur la race et le genre, on ferait du mal à des groupes minoritaires est complètement fausse. On peut simplement en débattre. C'est le principe même du libéralisme !

Vous êtes allée jusqu'à récemment lancer une assistance téléphonique "anti-woke". Pourquoi ?

Les gens peuvent nous contacter. Souvent, nous pouvons leur fournir une aide rapide en leur indiquant une documentation sur le sujet ou en les connectant avec d'autres personnes. Parfois, on les aide à élaborer leur position au sein de leur entreprise, pour leur permettre d'expliquer qu'ils sont sensibles au racisme, à l'homophobie ou au sexisme, mais qu'ils s'opposent aux dogmes woke.

Les entreprises, pour soigner leur image, font de plus en plus appel à des formations en diversité et inclusivité, sans comprendre de quoi il relève sur le plan théorique. Elles font pression sur leurs employés pour qu'ils prêtent allégeance à ces idées. Des personnes viennent aussi nous consulter car elles sont inquiètes du fait qu'on enseigne à leurs enfants l'idée que la suprématie blanche dominerait tout. Souvent, ces personnes ont juste besoin d'être rassurées sur le fait qu'elles ne sont pas racistes en ayant des objections face aux théories woke.