"Ne brûlez pas les étapes. N'allez pas voir une société de capital-risque si vous n'avez pas fait la preuve de votre concept ou n'avez pas encore généré de revenus, avertit Antoine Garrigues, managing partner d'Iris Capital, un fonds de capital-risque à l'échelle européenne spécialiste du secteur de l'économie numérique. Sollicitez d'abord les business angels ou les fonds d'amorçage."

Deuxième conseil prodigué : "Construisez dès le départ une bonne équipe avec autant d'expérience que d'enthousiasme". Les VC's (venture capitalists - fonds d'investissement) misent d'abord sur une équipe. "Plus personne ne finance de one-man-show en 2013. Le capital-risque mise sur une équipe, pas sur l'entrepreneur tout seul. Le fondateur isolé n'a aucune chance d'être aidé", confirme Jean-David Chamboredon, président exécutif d'ISAI gestion.

Le capital-risque français - et même européen - n'étant pas en très grande forme cette année, peut-être devrez-vous allez chercher ailleurs des fonds si votre projet est ambitieux. Symptomatique : Criteo, une des plus belles success stories de l'internet français, a réussi à lever 25 millions d'euros... au Japon ! "Un fonds de 100 millions d'euros pourra investir 10 millions d'euros dans un projet, mais un fonds de 30 millions d'euros ne pourra pas investir plus de 3 millions", analyse Jean-David Chamboredon.

Les acteurs traditionnels du capital-risque peinent à lever des fonds eux-mêmes. En 2013 encore plus qu'en 2012, les gros projets iront se financer ailleurs qu'en France, où le capital-risque doit faire le plus possible avec le moins de capital possible !

Le truc malin Au stade de l'amorçage, pensez à solliciter les pouvoirs publics qui déversent leur manne via le Fonds national d'amorçage, la Caisse des Dépôts et les fonds créés par les régions.