Maudite crise ! En affectant le secteur de l'immobilier, elle a fait plonger de nombreuses acticités connexes, dont le diagnostic immobilier. Ce créneau, prometteur il y a quelques mois encore, connaît de grandes difficultés ces derniers temps. De nombreuses entreprises confrontées à la baisse des ventes immobilières sont en train de mettre la clé sous la porte. Le marché, facile d'accès et plein de promesses avec l'arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires, a attiré de nombreux créateurs entre 2000 et 2007 mais aujourd?hui, le secteur arrive à maturation. Résultat, les plus petits ont du mal à résister à la concurrence des réseaux organisés en franchise et des grands groupes nationaux spécialisés (banques,organismes certificateurs) qui proposent une offre globale. De nombreux entrepreneurs pointent également du doigt des coûts de formation (8 à 10 000 euros) et de certification très élevés (5000 euros).

Cependant, tout n'est pas si noir dans ce secteur, comme l'explique Alain Périé, lui-même professionnel du secteur De nouveaux diagnostics vont encore apparaître (diagnostic des assainissements non collectifs) et élargir la clientèle aux mairies, aux notaires, aux banques... Des initiatives ont été lancées ici et là pour contrer les effets pervers de la crise. Certains diagnostiqueurs ont ainsi signé des accords inter-cabinets pour mutualiser les moyens. On voit même fleurir dans certaines régions des petits réseaux locaux constitués par des cabinets indépendants qui fonctionnent sur le modèle des plateformes : embauche de commerciaux dont la mission est d'apporter les affaires à des diagnostiqueurs pouvant ainsi se consacrer aux seuls aspects techniques de leur métier. L?objectif étant d'investir à plusieurs dans le matériel, de se spécialiser dans tel ou tel type de diagnostics, d'offrir toujours plus de services...