De plus en plus de cadres et de jeunes diplômés créent leur activité de consultant en profession libérale. Deux raisons à cela : un marché dynamique - les entreprises sont désormais plus enclines à acheter des services ou à externaliser leur commande - et un cadre légal optimisé, les récentes lois en faveur de la création d'entreprise ayant facilité le passage au statut de profession libérale. Si vous faites ce choix, vous devez cependant avoir à l'esprit qu'un professionnel libéral est avant tout un chef d'entreprise, même si celle-ci est individuelle.
Le temps de la réflexion
A ce titre, votre création d'activité obéit aux lois du genre : étude de marché, business plan, recherche de financements. A première vue, pour offrir une prestation de conseil, vous n'aurez besoin que d'un minimum d'apport financier : il n'existe pas de barrières réglementaires pour entrer sur le marché, les dépenses et l'investissement en matériel à prévoir sont limités, et vous pouvez travailler à domicile grâce aux nouvelles technologies. En revanche, il est très risqué de démarrer une activité de consultant sur une simple opportunité de mission. Avant de vous installer, vous devez, au préalable, analyser votre environnement socio-économique et envisager les moyens de développer une clientèle. En théorie, la prestation intellectuelle s'adapte à tous les types d'entreprises. Dans les faits, sans une fine connaissance des prospects, sans les recommandations d'anciens clients qui pourront faire état de vos travaux, vous aurez du mal à décrocher des missions.
Sur ce marché, le bouche-à-oreille et les relations que vous serez capable de nouer avec vos futurs clients feront autant que les outils marketing ordinaires (plaquette, carte de visite...). Attention à ne pas sous-estimer vos charges, comme les cotisations sociales (Urssaf, couverture sociale, caisses de retraite...). Si vous les négligez dans l'euphorie des premières facturations, vous devrez faire face à un rattrapage au cours de votre troisième année d'exercice et le réveil risque alors d'être difficile, jusqu'à menacer la pérennité de votre activité. Comme n'importe quel créateur d'entreprise, n'hésitez pas à vous faire accompagner. Adressez-vous alors aux syndicats professionnels et, sur les plans comptable et fiscal, aux associations de gestion agréées auxquels vous devez désormais obligatoirement adhérer pour bénéficier des avantages fiscaux liés à votre statut.