La 5G, une autoroute pour nos données. C'est la promesse de cette nouvelle génération de réseaux télécoms, amenée à offrir des débits bien plus importants que ceux de la 4G. Mais a-t-on vraiment besoin d'une autoroute à six voies pour faire circuler... une charrette ? Parallèlement à nos films en 4K, nos parties de jeux vidéo ou encore nos visioconférences de groupe, très gourmands en données, des informations à la taille bien plus modeste n'en sont pas moins essentielles au monde connecté tel que nous l'imaginons.
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Un réseau bas débit pour les objets connectés
Par exemple, l'emplacement d'un conteneur pour un professionnel de la logistique, le taux d'humidité d'un champ pour un agriculteur, ou encore la température de la chambre de sa grand-mère pour un particulier. Certains pensent que ces données, récoltées grâce à des capteurs peu évolués et peu coûteux, n'ont pas vocation à être agrégées au futur réseau 5G. Parmi eux, le français Sigfox, qui mise depuis une décennie sur une technologie qu'il a baptisée "zéro G". Un réseau reposant sur des communications très bas débit et une consommation énergétique minimale, avec une latence de quelques secondes. Une éternité par rapport à ce que proposera la 5G, mais une performance tout à fait acceptable pour échanger des informations élémentaires plusieurs fois dans une journée.
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A l'heure où le thème de la sobriété numérique est sur toutes les lèvres, cette "zéro G", portée par de nombreux acteurs français, pourrait s'imposer comme un véritable complément à la 5G. Ces futurs "milliards" d'objets connectés, dont on nous promet régulièrement l'arrivée, ont, pour beaucoup, vocation à ne transmettre que quelques bribes d'informations, qui révéleront leur puissance une fois agrégées et analysées. Pourquoi forcer ces charrettes à emprunter l'autoroute ?
