Le nucléaire, une affaire de pays riches ? Plus pour longtemps. Alors qu'une dizaine de pays concentrent actuellement 80% de la production nucléaire au niveau mondial, le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, estime que l'essor des technologies va rendre possible le développement de la filière partout dans le monde. "Le problème du financement a longtemps été le talon d'Achille des pays en voie de développement. Avec les nouvelles technologies et notamment le développement des petits réacteurs modulaires, ils commencent à y croire. Il y a des modèles pas loin de la maturité, qui arriveront bientôt sur le marché.
L'Agence onusienne, qui vient de rehausser ses prévisions de capacités de production nucléaire à la hausse pour la première fois depuis l'accident de Fukushima, voit d'un bon oeil la période actuelle pour l'atome. Son patron s'est arrêté au micro de l'Express en marge du World Nuclear Exhibition de Villepinte, à côté de Paris, pour balayer l'ensemble des sujets du moment. Innovation, compétition avec les énergies renouvelables, mais aussi sécurité ainsi que le sujet chaud du moment, le nucléaire iranien. Interview exclusive.
