Quelques mois après la longue grève qui a eu lieu à Radio France, le PDG du groupe Mathieu Gallet vient de confirmer au journal Le Monde qu'un plan de départs volontaires allait bien avoir lieu. il touchera 350 personnes, ce qui situe cette annonce dans la fourchette haute des prévisions: Mathieu Gallet avait expliqué en avril un plan stratégique comprenant 300 à 380 départs volontaires, en priorité pour les seniors, en partie compensés par la création de 50 postes dans de nouveaux métiers.
Ce plan de départs avait été l'une des causes de la grève sans précédent qui a paralysé Radio France en mars-avril pendant quatre semaines. "Cet effort devra être réparti de façon équitable dans toute la maison", a-t-il répété jeudi, en évoquant des recrutements dans les domaines "du numérique, du marketing ou de la production culturelle".
Un "manque de communication" avec Fleur Pellerin
Revenant sur la grève, il a précisé que la médiation instaurée à la demande la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, après le conflit se terminait "la semaine prochaine" et assuré que le médiateur avait "permis de restaurer un dialogue social constructif".
Quant au limogeage la semaine dernière du patron de France Culture Olivier Poivre d'Arvor, Mathieu Gallet a justifié sa décision en expliquant que si ce dernier avait fait "un formidable travail sur le fond" mais "on ne peut pas être dans une maison tout en la critiquant. Si on n'est pas d'accord, on part. J'ai besoin d'une équipe stable qui m'accompagnera plusieurs années", a-t-il déclaré.
Interrogé sur ses relations avec Fleur Pellerin, il a expliqué qu'il n'avait pas "revu la ministre depuis la fin de la grève". "Je suis étonné de ce manque de communication", a-t-il ajouté. "Au-delà de nos relations personnelles, nous n'avons à ma connaissance aucun différend". Radio France emploie 4 380 salariés en CDI, dont 756 journalistes et 635 techniciens.
