Le cliché montre une femme étendue sur le parvis de la gare Saint-Charles, à Marseille. Il s'agit de l'une des deux victimes, des cousines prénommées Laura et Maurane, mortellement poignardées dimanche aux abords de la gare de Mareille. La photo [que L'Express a choisi de ne pas publier] n'est pas floutée. À sa droite, deux autres images dévoilent le corps de l'assaillant, neutralisé par la police.
Si la publication de photos de corps de terroristes s'est démocratisée - non sans polémique -, celle des corps des victimes, elle, pose forcément question. "Il n'y a pas de caractère dégradant, assure à L'Express Yann Marec, rédacteur en chef adjoint de Midi Libre. Nous sommes toujours vigilants en la matière. Mais en l'espèce s'il n'y a pas de floutage, la victime sur notre photo n'est absolument pas reconnaissable."
Le précédent
Cet été, c'est l'hebdomadaire Paris Match qui s'était risqué, un an après l'attentat de Nice, à publier des extraits de la caméra de vidéosurveillance de la Promenade des Anglais, le soir de l'attaque au camion.
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Le parquet de Paris avait assigné en référé Hachette Filipacchi Médias et la directrice de publication de Paris Match, demandant au tribunal "d'ordonner le retrait de la vente" du magazine et "l'interdiction de diffusion sous tous formats, notamment numérique". La justice, saisie en urgence, avait finalement autorisé Paris Match à rester en kiosques mais interdit toute nouvelle publication des photos litigieuses.
