Sur Facebook, Cyrille Eldin fait fuir les abonnés du Petit Journal. Dès le changement de photo de l'émission, les fans ont été nombreux à quitter la page, préférant suivre celle de Quotidien, de Yann Barthès.
[Cet article a été mis à jour avec la réponse de Canal+ et certaines affirmations ont été modérées]
Encore aujourd'hui, on peut voir sur la page Facebook du Petit Journal, que la popularité de l'émission est en chute libre. Comme les audiences d'ailleurs: entre son deuxième et son troisième jour, l'émission a perdu 100 000 téléspectateurs.

La chute du Petit Journal est visible sur Facebook aussi.
Sur Twitter, même constat. Autrefois à plus d'un million d'abonnés, Le Petit Journal n'en a plus que 970 000, et en a perdu 10 000 depuis dimanche.
Beaucoup de fans du nom de Lily Rose
Toutefois, la chute pourrait être encore plus lourde, si une ribambelle de nouveaux twittos ne s'étaient miraculeusement mis à suivre le compte LPJ, remarque un habitué du réseau social.
En cliquant sur "abonnés", on voit des profils fraîchement créés, notamment de très nombreuses jeunes femmes du nom de Lily Rose. Tous ces nouveaux fans et ces nouvelles Lily Rose ont vu leur profil créé en septembre, et n'ont rien tweeté depuis, ce qui rappelle un modus operandi courant, dans la création de faux comptes.
Canal+, qui a répondu à L'Express, dément formellement avoir acheté des followers pour le compte du Petit Journal, et indique qu'il s'agit de "graves accusations".

Ces comptes n'ont jamais posté de message.
"A partir du moment où les personnes n'ont aucune photo de profil, pas de photo de couverture et n'ont tweeté qu'une ou deux fois, c'est louche, indique Léonie Vescovi à L'Express, experte en réseaux sociaux dans une entreprise de conseil en stratégie digitale. La professionnelle ne peut pour autant certifier qu'il s'agit d'une manipulation. Néanmoins, elle retrouve sur le compte LPJ des procédés connus dans le milieu. "Comme on le voit dans les abonnés du Petit Journal, c'est tout de même bien fait. Les noms sont français, les abonnements de ces comptes aussi. Ce type de travail est souvent fait en Inde, manuellement. C'est un processus très long, qui ne peut pas vraiment être automatisé." Le prix à payer n'est généralement pas excessif, explique-t-elle, et cela peut aider une entreprise à se faire connaître, ou à percer.
Dans le cas du Petit Journal, ce choix ne serait pas très judicieux: "Déjà, ça se voit, et sur le long terme, ça ne peut pas fonctionner. Les réseaux sociaux suppriment ce genre de compte au bout d'un moment, il y a régulièrement des vagues d'unfollow."
