Lorsqu'elle a quitté la présentation du JT de TF1 en 2012 pour celle, moins exposée, du Grand 8, sur D8, Laurence Ferrari pensait être à l'abri du "harcèlement médiatique". Elle n'a pu que constater son erreur. C'est en tout cas ce que laisse entendre l'assignation pour atteinte à la vie privée déposée le 3 juin à l'encontre du magazine Closer, document auquel L'Express a eu accès. La journaliste reproche au magazine people d'avoir publié au début de l'été 2014 un article intitulé "les rendez-vous secrets de Nicolas Sarkozy et Laurence Ferrari" qui fait ressurgir de vieilles rumeurs de liaison entre la journaliste et l'ancien chef de l'Etat.
Laurence Ferrari a en effet déjà fait condamner Closer et le quotidien Metronews, en décembre 2007, pour avoir relayé cette prétendue aventure. Mais l'hebdo people a ressorti des clichés de la journaliste parus en 2007 pour illustrer un dossier sur les connivences entre les milieux politique et journalistique. Une atteinte à son droit à l'image et au respect de sa vie privée pour laquelle Laurence Ferrari réclame 30.000 euros d'indemnité "en réparation du préjudice moral subi", la prise en charge des frais d'avocat et la publication de la décision de justice en couverture de Closer.
Laurence Ferrari réaffirme donc qu'elle n'entend pas se laisser "harceler" par la presse même si sa réaction intervient un an après la publication du papier incriminé. Reste que le timing interroge. Pourrait-il y avoir un lien avec l'arrivée de la journaliste au Grand Journal à la rentrée prochaine? Elle débarque en effet sur Canal + pour y parler... de politique.
