Annonce fracassante chez France Télévisions. La direction du groupe de télévision publique a annoncé ce mercredi sa volonté de supprimer 500 postes nets d'ici 2020. Elle prévoit un plan d'économies dans le cadre de son contrat d'objectifs et de moyens (COM) pour 2016-2020, notamment "dans les domaines de la création, de l'information et du développement numérique", approuvé par l'Etat. Selon la direction, ces suppressions de postes se traduiront par le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux et "prennent en compte la pyramide des âges de l'entreprise et l'évolution de ses activités avec l'arrivée du numérique". En 2015, le groupe employait en 2015 environ 9750 équivalents temps plein.

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"Cet arbitrage permet le retour à l'équilibre, tous les ans, du résultat d'exploitation et du résultat net de France Télévision jusqu'en 2020. Il garantit l'équilibre social et financier de l'entreprise. La solution retenue passe par un plan d'économies structurel et de nouvelles ressources publiques, ainsi que de nouvelles ressources commerciales, notamment le parrainage", a affirmé le groupe.

Un plan à 70 millions d'euros

Il souligne que "cet objectif de maîtrise des effectifs permettra néanmoins le recrutement d'environ 500 personnes sur les prochaines années". Selon un communiqué de la CGT du groupe, ce plan d'économies s'élève à 70 millions d'euros, "dont 50 millions sur la masse salariale via le non remplacement de 500 départs en retraite, soit un sur deux".

Selon la CGT, avec ce nouveau plan d'économies, ajouté à celui du précédent COM (2012-2015), la baisse d'effectifs dans le groupe entre 2012 et 2020 s'élèverait à 1250 équivalents temps plein, soit 12,5% des effectifs. Ce projet de COM doit encore être approuvé en conseil d'administration, transmis au CSA, et obtenir l'aval du Parlement.

A son arrivée à la tête du groupe, Delphine Ernotte a anticipé un déficit de 50 millions d'euros en 2016. Elle avait également promis que le plan d'économies prévu, devrait exclure "tout nouveau plan de départ". L'année passée, un plan de départ volontaires, portant sur 340 postes, avait été mis en place.