Le Petit Journal devient un peu plus grand et passe, pour son retour ce lundi sur Canal+, de 17 à 30 minutes. L'occasion pour Cyrille Eldin de sortir de son silence médiatique dans les pages du Parisien.

L'ancien "reporter" du Grand Journalraconte ses débuts douloureux. "Moi, je suis le poil à gratter qui sort de derrière un arbre pour emmerder un politique avec une question qu'il n'attend pas, juge-t-il. Animer un plateau, comme je le fais depuis septembre, c'est tellement différent! Cela ne s'est pas fait en un claquement de doigts."

Cyrille Eldin dit avoir eu "le trac": "On s'est retrouvés en première division, mais sans équipe. Notre panique s'est vue. C'était un peu trop figé, on a enfilé les perles. Et moi, je souffrais du côté pas chaleureux ni accueillant du plateau."

Eldin devenu "l'homme à abattre"

D'autant plus que selon l'animateur, les médias n'ont pas été très tendres avec sa nouvelle version. "La presse a été dure avec moi, estime-t-il. On relevait toutes mes fautes de goût, mes erreurs, et quand je réussissais vraiment une séquence, elle passait inaperçue. Parce que j'étais l'homme à abattre, le traître [il remplace Yann Barthès]. Tout ça n'est pas vrai. J'ai appris à faire le dos rond et à laisser dire."

La seule fois où Cyrille Eldin s'est exprimé? Pour répondre à Yann Barthès qui l'avait qualifié de misogyne et "relou" à la suite de son altercation avec une journaliste de Quotidien. "Là, c'était trop, ce n'était pas honnête. Depuis, j'ai tourné la page," assure-t-il.

D'après Cyrille Eldin "les choses sont difficiles à Canal+", c'est indéniable. Malgré tout, la présence de Sandrine Calvayrac, sa compagne à la ville, facilite sans doute les choses. "Le plus souvent, c'est assez sain, parce qu'on est attentionnés l'un envers l'autre, confie Eldin. Il n'y a pas de jalousie, on ne se marche pas dessus. J'aime bien notre côté Gainsbourg et Bardot. Ou Cyrano et Roxanne."