"Y a-t-il eu un manque d'explication et une erreur de méthode?" "Oui, sans aucun doute." Face à Jean-Jacques Bourdin, la ministre du Travail Myriam El Khomri a défendu sa loi Travail alors qu'une nouvelle journée de mobilisation est organisée ce jeudi. "Cette loi est juste et nécessaire", a-t-elle martelé. "Il y a beaucoup de mots d'ordre et de l'exaspération sur d'autres sujets. Il n'y a pas un front syndical uni", a-t-elle assuré.
Critiquée par François Rebsamen, qui a affirmé que s'il avait encore été rue de Grenelle, il n'aurait "pas accepté de porter ce projet de loi en l'état", Myriam El Khomri a refusé de faire de commentaire dans une interview très langue de bois. Même sur la difficulté de son poste, elle botte en touche: "C'est d'abord un honneur de servir mon pays, je suis déterminée. (...) Je savais que ça allait être dur. J'ai une mission, je reste concentrée. Je ne regarde plus les réseaux sociaux", a-t-elle assuré, elle qui avait été raillée car elle ne connaissait pas le nombre de renouvellements de CDD.
Concernant les licenciements économiques, contestés par tous les syndicats, elle a affirmé qu'il n'était pas question de "faciliter" le licenciement mais de "donner des règles". "Nous avons beaucoup de ruptures conventionnelles, de licenciements pour des motifs personnels, alors que c'est le licenciement économique qui devrait être utilisé",
