Une bonne et une mauvaise nouvelle sur le front du commerce extérieur. Commençons par la mauvaise. En octobre, le déficit commercial de la France a été revu à la hausse, de 300 millions d'euros, à 4,9 milliards d'euros. La bonne? Ce même déficit s'est justement réduit de 300 millions d'euros en novembre, pour s'établir à 4,6 milliards d'euros, ont annoncé ce vendredi les Douanes dans un communiqué. Un bon résultat obtenu grâce à un rebond des exportations, après "trois mois en retrait". "Les exportations rebondissent vivement (+3,0%, après -0,2% en octobre), tandis que les importations prolongent leur hausse (+2,0% après +2,4% en octobre) (...) Le déficit cumulé des 12 derniers mois atteint -45,7 milliards d'euros contre -58,5 milliards pour l'année 2014", indiquent-elles encore.
Exportations en hausse dans l'automobile
Les exportations ont redémarré, notamment dans l'industrie automobile, les secteurs agricole et agroalimentaire, les équipements électroniques et informatiques et les métaux, détaillent les Douanes. Les approvisionnements en pétrole raffiné et en hydrocarbures se sont pour leur part nettement repliés, concourant à l'amélioration du solde.
En revanche, une "poussée exceptionnelle des achats de turboréacteurs", notamment au Royaume-Uni, a contribué à la dégradation du solde pour l'industrie aéronautique et spatiale. De même dans la pharmacie, en raison d'un approvisionnement massif depuis l'Autriche, et dans la bijouterie-joaillerie avec un rebond des importations.
Par zone géographique, l'amélioration de la balance commerciale est très nette avec le reste de l'Union européenne. Elle est aussi sensible avec l'Afrique et du Proche et Moyen-Orient, notamment en raison de la baisse des approvisionnements en pétrole. A l'inverse, "le déficit se creuse vis-à-vis de l'Asie où les livraisons aéronautiques sont moindres qu'en octobre", indiquent les Douanes.
