Le chômage est resté quasi-stable au deuxième trimestre 2018. Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, c'est-à-dire n'ayant exercé aucune activité, est en hausse de 0,1% en France métropolitaine, selon les chiffres publiés ce mercredi par le ministère du Travail. Malgré ce léger bémol après deux trimestres consécutifs de baisse, le chômage recule de 1,3% sur un an, pour s'établir à 3 440 500 demandeurs d'emploi.
5,94 millions de chômeurs en catégorie A, B et C
En prenant en compte les départements et régions d'outre-mer, ce nombre s'établit à 3 702 100 chômeurs pour la catégorie A, soit une hausse de 0,2% sur le dernier trimestre, mais toujours une baisse de 1,1% sur un an.
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Parallèlement, le nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité a augmenté de 0,2% en France entière, pour atteindre 2,24 millions.Dans le détail, en France métropolitaine, "le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (catégorie B) diminue de 0,7 % par rapport au trimestre précédent et celui des personnes en activité réduite longue (catégorie C) croît de 0,5 %", écrit le ministère du Travail.
Au total, avec ou sans activité, il y avait 5,94 millions de demandeurs d'emploi en moyenne au 2e trimestre (+0,2%). Sur un an, ce chiffre est en nette augmentation (+1,5%), malgré une baisse du nombre de chômeurs (sans activité, -1,1%).
Le chômage de longue durée en forte hausse
En métropole, les jeunes sont la catégorie d'âge la plus touchée, le nombre de chômeurs de moins de 25 ans ayant augmenté de 1,9%. La situation des seniors s'est aussi légèrement dégradée (+0,1%). Sur un an, les jeunes restent sur une bonne tendance (-1,5%), tandis que les seniors sont quasi-stables (+0,2%).
Comme au trimestre précédent, le chômage de longue durée a fortement augmenté au deuxième trimestre: en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité, 2,78 millions étaient inscrits depuis plus d'un an. Un chiffre en hausse de 1,6% sur le trimestre et de 7,2% sur l'année.
Malgré la hausse nationale du chômage, certaines régions tirent tout de même leur épingle du jeu. C'est notamment le cas du Grand-Est (-0,7% sur le trimestre), des Hauts-de-France (-0,7%), de la Corse (-5,0%) et de la Guadeloupe (-0,8%).
