Bonne nouvelle pour les restaurateurs : le doublement du plafond journalier des tickets restaurant, passé de 19 euros à 38 euros pour soutenir l'activité du secteur en pleine crise sanitaire, est prolongé de six mois jusqu'au 28 février 2022, a annoncé le ministère de l'Economie mardi.

"Ces modalités dérogatoires d'utilisation des titres restaurants, décidées en juin 2020 puis prolongées une première fois en décembre 2020, portent leurs fruits", juge-t-il. "Néanmoins les "surstocks" de titres épargnés par les salariés du fait des restrictions sanitaires de ces derniers mois ne sont pas encore complètement résorbés. Ainsi, le stock de titres restaurant détenu par les salariés est, d'après les émetteurs, supérieur de plusieurs centaines de millions d'euros par rapport à la normale", justifie Bercy.

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"L'utilisation des titres restaurant y sera également possible le week-end et les jours fériés", précise-t-il encore. Selon Romain Vidal, de la commission nationale des titres restaurant (CNRT), interrogé par Le Parisien, l'utilisation de ces titres le dimanche a augmenté de près de 10%.

La date limite de validité de ceux également appelés "tickets resto", datés de l'année 2020, avait été prolongée en février jusqu'au 31 août 2021. Elle reste en revanche inchangée, a précisé le ministère délégué aux PME, confirmant une information de Capital. Un décret doit être publié au Journal officiel dans les prochains jours sur ces mesures, d'après le magazine.

Un panier moyen en augmentation

Le marché des titres restaurant représente sept milliards d'euros en France. Un salarié sur quatre en France a des titres restaurant, avait indiqué fin juillet Bertrand Dumazy, le PDG de la société Edenred, maison mère de la marque Ticket Restaurant.

Assez logiquement, le doublement du plafond journalier a eu un effet sur les transactions réalisées, revues à la hausse. Sur Europe 1, en décembre, Julien Tanguy, directeur général d'Edenred France, estimait que pour les seuls tickets "digitalisés" (hors papier), la transaction moyenne était passée de 14 euros à 21. Tous opérateurs compris, il serait passé de 9,80 euros en 2019 à un montant compris aujourd'hui "entre 14 et 17 euros", affirme Romain Vidal, toujours au Parisien.

Selon le quotidien, les organisations professionnelles plaideraient pour que le plafond demeure à 38 euros, même après la crise.