Fintech, foodtech, medtech, agritech... La révolution numérique gagne tous les secteurs, mais certains font plus de résistance que d'autres, et l'immobilier est de ceux-là. Pourtant, les digues sont en train de céder, et la vague du "real estech" [NDLR, de l'anglais "real estate", l'immobilier] est sur le point de déferler. Voilà la thèse que défendent dans cet essai Robin Rivaton et Vincent Pavanello.
Le principal intérêt de cet ouvrage tient à l'explication simple des bouleversements qui se préparent à chaque étape de la grande chaîne de l'immobilier: comment les plateformes vont simplifier le financement des projets; comment la construction, du cabinet d'architecte au chantier, va s'industrialiser et s'automatiser avec, à la clef, une baisse spectaculaire des coûts de construction; comment l'abondance de données va rendre les transactions plus transparentes pour le plus grand profit des locataires et des propriétaires. On pourrait certes reprocher aux auteurs de nous raconter un avenir idéalisé et fantasmé.
S'adapter ou mourir
Ils pourront toujours nous rétorquer que ce futur est déjà le quotidien pour les dizaines de start-up innovantes citées dans leur livre... Comme celles qui proposent déjà de racheter directement un bien immobilier et se chargent de le revendre. Le vendeur transfère donc à l'intermédiaire les deux risques inhérents à une transaction: la durée -qui est en moyenne de cent trois jours aux Etats-Unis- et le montant de la vente.
Le message est clair: les usagers ont tout à gagner dans cette révolution du secteur. Les intermédiaires traditionnels (agents immobiliers, notaires, syndics...), en revanche, n'auront d'autre choix que de s'adapter ou de mourir.
L'IMMOBILIER DEMAIN, PAR ROBIN RIVATON ET VINCENT PAVANELLO. DUNOD, 160P., 19,90¤.

L’IMMOBILIER DEMAIN, PAR ROBIN RIVATON ET VINCENT PAVANELLO. DUNOD, 160P., 19,90€.
© / DUNOD
