Le 29 octobre 2021, un Mark Zuckerberg tout sourire assurait dans une vidéo soignée que son entreprise, désormais appelée Meta, allait une fois de plus changer le monde en mieux : "Le métavers est la prochaine étape de l'évolution d'Internet". Son ambition est à la hauteur de ses dépenses : un milliard de dollars par mois, et des embauches par dizaines de milliers.

Mais dès le lancement de son univers virtuel, bien loin de l'esthétisme des vidéos promotionnelles, le rêve vendu par Zuckerberg fait pschitt. Les streamers, premiers clients de cette future technologie, ont tourné en dérision des images dignes d'après eux de jeux vidéos des années 90. The Verge et le New York Times révèlent même que le doute s'immisce dans les bureaux du groupe Meta.

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Pourtant, l'ambition de Zuckerberg ne faiblit pas. La société vient d'annoncer la sortie prochaine de son métavers sur le Web et Instagram. Pourtant, Nick Clegg, vice-président des affaires internationales de Facebook, a admis qu'il faudrait 10 à 15 ans pour construire le métavers.

En investissant dans cette technologie, Meta tente une métamorphose audacieuse et intéressante, estime notre journaliste Anne Cagan. Mais sa communication, trop en avance sur les progrès techniques, risque de ringardiser le métavers avant même qu'il ne voit le jour. Retrouvez notre analyse en vidéo.