Souci de sécurité, de profilage ou simple curiosité? Dans un rapport, publié jeudi, Facebook révèle que les gouvernements lui demanderaient de plus en plus de transmettre des informations sur certains utilisateurs (adresse IP, contenu d'un profil, etc). Au second semestre de 2016, l'entreprise a en effet compté un peu plus de 64 000 requêtes, soit une augmentation de 9% par rapport au premier semestre.

Dans une grande majorité des cas, les données sont utilisées dans le cadre de la résolution d'enquêtes criminelles. Sur ce sujet justement, les dirigeants du réseau social semblent partagés. D'un côté, ils regrettent que certaines demandes jugées "légitimes" prennent parfois beaucoup trop de temps à aboutir. D'un autre, ils rappellent que la sécurité des citoyens ne doit pas rimer avec la limitation de leurs "droits et libertés."

Une menace pour la vie privée?

Par le passé, Facebook s'est ainsi déjà opposé à des requêtes, allant même jusqu'à tenter de les faire invalider devant la justice... Avec plus ou moins de succès. Au début du mois d'avril par exemple, une cour de justice de New York rejetait un recours que le réseau social avait formulé, contre près de 400 mandats de perquisition. Ces derniers étaient destinés à démasquer des fraudeurs à la sécurité sociale.

Notons que la cour a tout de même reconnu que l'obligation pour Facebook de coopérer au détriment parfois de la vie privée de ses utilisateurs était "un problème conséquent."

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