Heetch? Pas mort! L'application proposant de 20h00 à 6h00 des chauffeurs à moindre coût a écopé début mars de près de 600 000 euros d'amende, dont plus de 500 000 iront aux 1460 taxis qui l'ont traînée devant la justice. Son cofondateur Teddy Pellerin a annoncé ce mercredi la suspension du service, mais promet une nouvelle offre dans la semaine qui vient.
Qui fera bouger la #generationheetch?
"On prend acte de la décision de justice, même si on ne la comprend pas, et on relance le service avec une offre entre particuliers", a-t-il indiqué à l'AFP. "On fera ce qu'on peut pour se conformer à la décision du tribunal et répondre au besoin de mobilité des jeunes", a-t-il assuré, "même si on ne pourra pas satisfaire tous les besoins nocturnes".
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Le besoin de mobilité des jeunes, c'est le nerf de la guérilla qu'entend désormais mener la start-up, qui bénéficie du soutien discret de quelques grands noms de l'économie française, comme Xavier Niel via la société Kima Ventures, ou le groupe Mobivia (Norauto, Midas). Avec le hashtag #generationheetch, elle mène campagne sur les réseaux sociaux pour convaincre que sa clientèle est laissée pour compte dans l'état actuel de la législation.
Mais les 500 000 trajets mensuels revendiqués ne lui suffisent plus. La start-up prépare en parallèle une offre professionnelle, "qui ne s'adresse pas vraiment à notre communauté actuelle", a précisé Teddy Pellerin. Cette initiative "va nous permettre aussi d'aller chercher de nouveaux utilisateurs, ce qui est important pour nous si on veut sauver le bateau Heetch".
La clientèle d'Uber également convoitée
Avec cette offre qui concernera des chauffeurs professionnels et ciblera en particulier la clientèle des 25-35 ans, Heetch veut "garder un service le plus convivial et abordable possible, disponible uniquement la nuit et toujours à l'intention des jeunes." Mais c'est aussi un défi lancé aux VTC d'Uber, déjà présents sur ce créneau.
