Mardi soir, l'Agence des participations de l'Etat (APE), organe du ministère de l'Economie en charge du portefeuille d'actions nationales, a publié un communiqué signalant la clôture de l'opération de cessions de titres Engie.

L'Etat a revendu 4,1% du capital de l'énergéticien pour 1,14 milliard d'euros, "soit 100 millions d'actions, la tailler du placement ayant été augmentée de 10 millions d'actions supplémentaires au cours de l'opération", précise l'APE. Cela signifie que l'Etat est donc allé un peu plus loin dans la vente que ses premières intentions.

Du cash supplémentaire pour Areva

Au terme de ce placement, réalisé en totalité auprès d'investisseurs institutionnels, "l'Etat détient, au travers de l'Agence des participations de l'Etat (APE), 28,7% du capital et 32,6% des droits de vote d'Engie" et reste ainsi actionnaire majoritaire, précise le communiqué de l'APE diffusé tard dans la soirée. Ce dernier ajoute que 11,1 millions de titres supplémentaires, soit 0,5% du capital d'Engie, seront ultérieurement proposés aux salariés et anciens salariés éligibles du groupe comme le stipule la loi Macron voté en 2015.

Du cash supplémentaire donc, qui devrait directement repartir dans la refondation de la filière nucléaire française. Et notamment Areva. En effet, mardi, la Commission européenne a validé sous conditions le plan de sauvetage de l'entreprise détenue à 86,5% par l'Etat français. Un processus en deux volets: une augmentation de capital d'un montant total de cinq milliards d'euros et la cession de son activité réacteurs (Areva NP) à EDF (peut-être dès avril) pour permettre au futur groupe de se recentrer sur le cycle du combustible.

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Des mesures qui doivent permettre à Areva de se relever de lourds revers imputables aux déboires de la construction de son réacteur EPR en Finlande, au fiasco financier de l'acquisition d'Uramin et à la morosité du secteur de l'atome depuis l'accident de Fukushima en 2011.