Les Français aiment de plus en plus leur "home sweet home", nous disent les sociologues. Cela se manifeste par un boom sans précédent du bricolage, du jardinage et de la décoration. Ce mouvement de fond a son pendant dans la sphère professionnelle. L'aspiration des solos ou des salariés à se "délocaliser" chez eux est d'autant plus forte que la technologie le permet. Un simple ordinateur, un abonnement à internet, une seconde ligne téléphonique, et voilà le télétravailleur en mesure de rendre les mêmes services à son employeur ou à son client que s'il était installé dans un bureau paysager d'une tour de la Défense.Cela dit, rentrer à la maison n'est pas aussi simple. Qui dit autonomie dit isolement, voire solitude. Certains ne la supportent pas. Et la liberté du télétravailleur ne va pas non plus sans contraintes. La première de toutes étant l'obligation de résultats. Nous avons rencontré sept de ces pionniers du "retour à la maison". Qu'ils soient architecte ou expert financier, graphiste ou consultante, ils sont unanimes. Le télétravail nécessite de la part de l'employeur une confiance absolue, et de la part du salarié une extrême rigueur. Moyennant quoi les deux parties y trouvent leur compte.