ET DIEU CREA LA FEMME

Et Dieux... créa la femme, de Roger Vadim (1956),C'est le film qui lança la tornade Bardot! Si Jean-Louis Trintignant ne garde pas un souvenir impérissable de ce piètre long-métrage, l'acteur, 26 ans à l'époque, succomba au charme de B.B. à l'écran et à la ville. Il joue ici Michel, le seul prétendant de Juliette (Bardot) qui lui mettra la bague au doigt. Et toc!

ET DIEU CREA LA FEMME

Ete violent

Ete violent, de Valério Zurlini (1959),L'acteur s'exile très tôt en Italie à la recherche des rôles plus consistants. Dans ce mélo sur fond de Deuxième Guerre Mondiale, Trintignant est un jeune premier qui séduit une grande bourgeoise dont le mari est au front. Sa beauté tranquille irradie le noir et blanc de ce drame.

Ete violent

LE FANFARON

Le fanfaron, de Dino Risi (1962),L'Italie, encore et toujours. Cette fois l'acteur joue au trop sérieux étudiant en droit romain qui va se déniaiser au contact d'un Vittorio Gassman au sommet de son charme. Ce dernier l'emmène en virée dans toute l'Italie au volant de sa décapotable. Dans ce chef d'oeuvre de la comédie dite à l'italienne, Trintignant montre un talent comique insoupçonné.

LE FANFARON

UN HOMME ET UNE FEMME

Un homme et une femme, de Claude Lelouch (1966),Chabadabadabada. Anouk Aimé, Jean-Louis Trintignant et la plage de Deauville, le tout filmé par la caméra improvisée de Claude Lelouch. Cette dévorante passion remporte tout l'or du monde au passage (Palme d'or, Oscar, Golden Globes...) et permet enfin au comédien une pleine reconnaissance. Le trio se retrouvera en 86 pour Un homme et une femme... vingt ans déjà, sans retrouver toutefois la flamme des débuts.

UN HOMME ET UNE FEMME

Z

Z, de Costa-Gavras (1969),Dans ce film d'espionnage dans lequel Costa-Gavras nous présente un pays imaginaire en train de basculer dans la dictature militaire, le cinéaste signe en creux un portrait de la Grèce des colonels. Trintignant dans le rôle d'un juge d'instruction flegmatique et consciencieux remporte un Prix d'interprétation cannois surprise (tout le monde attendait Yves Montand!) et méritée.

Z

Rohmer

Ma Nuit Chez Maud, d'Eric Rohmer (1969),Si Jean-Louis Trintignant est passé entre les goutes de la Nouvelle Vague, il croisera toutefois sur sa longue route Eric Rohmer et plus tard François Truffaut. Pour Ma nuit chez Maud, le comédien se délocalise à Clermont-Ferrand et joue les ingénieurs et les jolis coeurs pour ce conte moral. Accessoirement le meilleur film de Rohmer.

Rohmer

LE CONFORMISTE

Le Conformiste, Bernardo Bertolucci, (1970),Retour en Italie pour Trintignant qui signe ici son rôle le plus ambigu de sa carrière. Le conformiste adapté d'un roman d'Alberto Moravia, suit le parcours d'un homme qui essaye en vain de devenir un gentil petit soldat du régime. Fasciste assumé, homosexuel refoulé et assassin en puissance, le comédien fait flipper. Sur le tournage, il aide le réalisateur dans l'écriture du Dernier Tango à Paris.

LE CONFORMISTE

vivement Dimanche

Vivement dimanche!, de François Truffaut (1983),Derrière ce titre joyeux, se cache un film noir à plus d'un titre. C'est d'abord le dernier long-métrage de Truffaut qui décédera moins d'un an après sa sortie. Tourné en noir et blanc, ce thriller voit un agent immobilier (Trintignant en pardessus) accusé d'un double meurtre, essayer de se tirer d'affaire avec l'aide de sa jolie secrétaire (Fanny Ardant). Magnifique!

vivement Dimanche

Regarde les hommes tomber - Trintignant et Kassovitz

Regarde les hommes tomber, de Jacques Audiard (1994),Premier long-métrage de Jacques Audiard et déjà un univers singulier et une complète maîtrise de la mise en scène et du scénario. Trintignant joue un truand à l'ancienne qui prend sous son aile un jeune homme pas très éveillé (Kassovitz). Le duo est pris en chasse par un Jean Yanne qui manie le pathétique avec superbe.

Regarde les hommes tomber - Trintignant et Kassovitz

ROUGE

Trois Couleurs: Rouge, de Krzysztof Kieslowski,Ce dernier volet de la trilogie Bleu-Blanc-Rouge explore le thème de la fraternité respectant ainsi la devise de la France. Trintignant joue un ancien magistrat qui décide de se confier à une mannequin rencontrée par hasard. Kieslowski résumait ainsi ses intentions " L'éternelle question consiste à savoir si en donnant aux autres un peu de soi-même, nous ne le faisons pas pour avoir une meilleure idée de soi-même. " Pas mieux !

ROUGE