Michel Pollentier
1978. Maillot jaune du Tour, Michel Pollentier est surpris en flagrant délit de tricherie lors du contrôle suivant l'arrivée à l'Alpe d'Huez. Le Belge, qui était équipé d'une poire contenant une urine "propre", est exclu immédiatement de la course dont il était le leader, à six jours de l'arrivée.

Pedro Delgado
1988. L'Espagnol Pedro Delgado est en tête de la course lorsqu'une première analyse montre la présence dans ses urines d'un diurétique, le Probénécide, suspecté d'avoir des effets masquants. Ce médicament, s'il figure sur la liste des produits interdits par le Comité international olympique, n'est pas encore mentionné sur la liste de l'Union cycliste internationale, ce qui n'entraîne finalement aucune sanction pour Delgado.

Bjarne Riis
1996. Au coeur des années EPO, juste avant l'instauration des premiers tests sanguins (plafond de l'hématocrite à 50 %), le Danois Bjarne Riis survole le Tour en montagne. Au printemps 2007, celui qui était surnommé "Monsieur 60 %" avoue s'être dopé. Les faits étant prescrits, son nom reste au palmarès.

Lance Armstrong
1999. Lance Armstrong justifie d'une prescription médicale -antidatée, diront ses accusateurs- pour l'utilisation d'une pommade à base de corticoïdes qui avait donné un résultat initial positif dans l'une des premières étapes du Tour 1999. L'Américain, soupçonné d'avoir utilisé de l'EPO cette année-là par une enquête publiée par l'Equipe en 2005, gagne le premier de ses sept Tours.

IGOR GONZALEZ GALDEANO
2002. L'Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano, porteur du maillot jaune, se retrouve au centre d'un litige entre l'UCI et l'Agence mondiale antidopage. Le coureur de Manolo Saiz, positif au salbutamol (une substance permettant de traiter l'asthme qui possède, à forte concentration, des effets anabolisants), présente une justification thérapeutique validée par l'UCI. Il poursuit le Tour (5e au classement final) avant d'être suspendu six mois par l'autorité française antidopage, une sanction valable uniquement en France.

Phonak Floyd Landis
2006. Dans la semaine qui suit sa victoire, l'Américain Floyd Landis est déclaré positif la testostérone, le jour de sa victoire d'étape à Morzine, à trois jours de l'arrivée à Paris. Bien que l'apport exogène de la substance soit prouvé, Landis nie et se lance dans une interminable guérilla juridique dont il finira par sortir vaincu. Son suivant, l'Espagnol Oscar Pereiro, est finalement déclaré vainqueur sur le tapis vert. Au printemps 2010, Landis finit par avouer sa faute et admet son mensonge, près de quatre ans après les faits.

Astana team rider and leader's yellow jersey Alberto Contador of Spain toasts with champagne as he cycles during the final 20th stage of the 97th Tour de France cycling race between Longjumeau and Paris
2010. L'Espagnol Alberto Contador a fait l'objet d'un contrôle antidopage dont le résultat s'est avéré anormal, pendant le Tour de France qu'il a remporté en juillet dernier. Des traces très minimes de clenbutérol ont été retrouvées dans l'un de ses échantillons. Contador a expliqué par "une contamination alimentaire" ce contrôle anormal en date du 21 juillet, lors de la seconde journée de repos du Tour de France à Pau.

