_1-France's Prime Minister Dominique de Villepin speaks during a news conference at the U.N. headquarters in New York
Le "Mousquetaire". C'est le surnom que lui ont attribué Jean-Louis Gergorin et le général Rondot. Au centre des polémiques, Dominique de Villepin est soupçonné d'avoir participé au trucage des fameux listings Clearstream afin de faire tomber son rival Nicolas Sarkozy. Dénonçant l'acharnement du chef de l'Etat à son égard, l'ancien Premier ministre risque gros: de la prison et, surtout, son avenir politique.

Imad Lahoud, former French computer expert at the European defence company EADS, arrives at the financial investigation unit in Paris
Le faussaire. Imad Lahoud est l'homme par qui le scandale est arrivé. Cet informaticien franco-libanais admet en 2008 avoir falsifié les listings Clearstream. Il affirme avoir agi sur un ordre de Jean-Louis Gergorin et "sous la connaissance de Dominique de Villepin". Ce que démentent les intéressés. Le "mauvais génie" a-t-il encore un tour dans son sac?

_1-Jean-Louis Gergorin, EADS
Le corbeau. Jean-Louis Gergorin était le "génie stratégique" d'EADS au moment des faits. C'est lui qui embauche Imad Lahoud en 2002 et qui transmet anonymement les listings au juge van Ruymbeck. Beaucoup de doutes subsistent quant au rôle joué par cet énarque. Ce proche de Dominique de Villepin est poursuivi pour faux et dénonciation calomnieuse. S'est-il vraiment fait voler dans les plumes par son ex-collaborateur?

Florian Bourges
L'informateur. Florian Bourges est un ex-informaticien du cabinet Arthur Andersen. En 2001, il audite la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. A cette occasion, il obtient des listings de comptes bancaires qu'il remet au journaliste Denis Robert, auteur d'un livre sur le sujet. Il en remet aussi à Imad Lahoud. Il est poursuivi pour vol et abus de confiance.

Denis Robert
La plume. Denis Robert est un journaliste indépendant de 51 ans. Il enquête sur Clearstream en 2001, qu'il accuse de blanchir de l'argent. Florian Bourges lui remet une liste de comptes de l'organisme, qu'il remet à son tour à Imad Lahoud. Il nie l'avoir trafiqué. Soupçonné d'avoir monnayé cette liste, Denis Robert est aujourd'hui poursuivi pour recel de vol et abus de confiance. Saura-t-il être aussi convaincant à l'oral qu'à l'écrit?

_1-France's President Sarkozy attends a meeting with small entrepreneurs to present his government policy for employment in Caligny
La victime. Nicolas Sarkozy est une des 41 parties civiles du procès (au même titre que Dominique Strauss-Kahn, Michèle Alliot-Marie ou encore Laurent Fabius). Il cherche à savoir pourquoi son nom est apparu sur ces listings. Dominique de Villepin l'accuse d'avoir été au courant de l'affaire bien plus tôt qu'il ne le prétend. Jusqu'où s'arrête la connaissance du chef de l'Etat dans cette affaire?

Le militaire. Le général Philippe Rondot, officier du renseignement qui était conseiller de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, a enquêté sur les listings falsifiés. Il a eu accès au dossier en qualité de témoin assisté. Ces carnets ont levé le voile sur de nombreux points de l'affaire Clearstream. A-t-il pour autant livré tous ses secrets?

Van Ruymbeke
Le bon. Jean-Louis Gergorin a avoué avoir transmis de manière anonyme les listings Clearstream au juge Renaud Van Ruymbeke pour qu'il enquête dessus. Ce dernier qui estime n"avoir rien à se faire reprocher", est renvoyé devant le Conseil supérieur de la Magistrature pour avoir accepté de rencontrer hors procédure Jean-Louis Gergorin. Acteur malgré lui?

Henri Pons (G) et Jean-Marie D'Huy
Les juges. Henri Pons (à gauche) et Jean-Marie D'Huy (à droite) sont les juges de l'affaire Clearstream. Ce sont notamment eux qui ont renvoyé en correctionnelle Dominique de Villepin. Arriveront-ils à faire toute la lumière sur cette sombre affaire d'Etat?

