Un tacle appuyé, tout en sourire et en malice. Invité de Laurent Ruquier sur le plateau d'On n'est pas couché, l'écrivain Jean d'Ormesson en a profité pour adresser quelques critiques au Premier ministre Manuel Valls et son gouvernement. Dans son viseur: la déchéance de nationalité.
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"Je crois que cette histoire de déchéance n'a véritablement aucun intérêt, a-t-il commencé. Imaginez quelqu'un qui va faire un attentat, qui va donc accepter de mourir et... il va se dire: 'Oh je vais perdre ma nationalité française?' Il y a un côté comique". Sous les applaudissements du public, l'écrivain de 90 ans a ensuite souligné le "grand talent" du Premier ministre tout en lui assurant se sentir "très proche" de lui. "Mais quelque fois je me demande s'il n'y a pas une ombre d'enfumage. Pour dire les choses très vite, je me demande si vous ne voulez pas changer de majorité", a-t-il interrogé.
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"C'est très simple, vous voulez changer de majorité, mais vous voulez en même temps garder madame Taubira, parce que vous ne voulez pas vous couper de la gauche, mais vous aimeriez bien vous rapprocher de la droite", a continué Jean d'Ormesson. "Toute la France s'est droitisé, mais ce qu'il y a de plus frappant c'est que le Parti socialiste s'est droitisé, François Hollande s'est droitisé et que vous, je ne veux pas vous insulter, mais vous vous êtes droitisé", a-t-il conclu, entrecoupé des négations du Premier Ministre.
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"Jean d'Ormesson, je vous connais, je vous adore et j'adore vous lire. Mais, vous aussi vous succombez un peu trop à la malice et au petit commentaire. Je pense que c'est un peu plus compliqué que cela", lui a répondu Manuel Valls, estimant qu'il y avait en France "une demande d'autorité", qu'il considère "comme une valeur", tout comme la sécurité, "la première des libertés".
