Les plus professionnelles. Marco Prince les a nommées, à juste titre, "le trio étalon": Lussi, Luce et Stéphanie ont donné une très bonne interprétation de Je dois m'en aller de Niagara. Il était particulièrement touchant de voir Luce très stressée, se croyant bien en dessous des deux métalleuses avant l'audition. C'est pourtant elle que l'on retiendra pour son étonnante puissance vocale et sa sensualité dévastatrice. "Je suis comme une pile depuis ce matin", lançait-elle avant sa performance. Elle est parvenue à canaliser son énergie avec une maîtrise irréprochable. Globalement, les harmonies vocales étaient en place et les filles ont fait preuve d'un très bon sens du rythme. Il était également amusant de noter l'attitude blasée de Lussi en interview après l'audition qui sous-entendait "Mouais... Je peux vraiment faire mieux".

Les plus mauvais joueurs. On hésite entre Terry et Emilie. Emilie, parce qu'elle en a voulu à ses deux partenaires de lui avoir fait perdre. Mais après mûre réflexion, c'est Terry que l'on a trouvé le plus risible pour son hypocrisie assumée. En présence de ses camarades, il déclarait "je crois que l'on va faire de très très bonnes choses ensembles", pour ensuite avouer, seul devant la caméra, son agacement de chanter avec Julien : "Ca me flatte qu'il ait voulu chanter avec moi mais, Julien, c'est Julien". Typiquement le genre de candidat que l'on va adorer détester.

Le problème masculin. Les garçons étaient globalement très en dessous des filles, à part peut être pour le trio de Zyed et des deux Sachas qui ont donné une interprétation de Hobo de Charlie Winston assez subtile. De manière générale (Marco Prince nous l'avait avoué en interview), dans cette édition 2010, les garçons ont beaucoup plus de mal à se laisser aller, prennent moins de risques et techniquement, sont moins au point que les filles.

Le problème espagnol. Abril et Jamon. On devinait qu'au moins un Espagnol serait éliminé. On pouvait aussi imaginer qu'il s'agirait d'Abril à cause de son français approximatif mais la sentence restait néanmoins cruelle. On regrettera son exotisme et ses pantalons roses. Quant à Ramon, il n'y a aucun doute, il prend la compétition très au sérieux, vu l'agacement qu'il a manifesté face à la nonchalance de ses partenaires qui ont, il est vrai, "livré un gloubiboulga peu digeste".