Sa vie, son style. Rien ne semblait diriger cette jeune Canadienne d'origine haïtienne vers la scène : cinq années d'études en sciences politiques et en philosophie, et l'opportunité d'un poste au ministère des Affaires sociales et de la Santé à Ottawa... Or, sur un coup de tête, en 2008, elle s'installe à Paris et publie un album acoustique d'un folk doux et langoureux. Sa voix est plébiscitée par la critique. Dying Is a Wild Night, le deuxième album de cette songwriter, est une douce révolution. Métamorphosée en chanteuse pop rock très british, Mélissa Laveaux balance des pépites énergiques et élancées. Sa voix voluptueuse, insolente, joueuse et sensuelle semble venir de la cave d'un pub anglais enfumé. On danse, on voltige, on pense aux Stranglers et à Debbie Harry (Blondie). Le titre de l'album est emprunté à un vers d'Emily Dickinson : "Dying is a wild night and a new road" ("La mort est une nuit sauvage et une nouvelle voie"). La promesse des nouveaux départs.

Pourquoi on l'aime ? Pour son éclectisme, ses textes personnels traversés d'interrogations sur la foi. Pour sa plume poétique.