7.Qu'est-ce qui vous inspire?
La vie. Lorsqu'on est auteur-compositeur, il est difficile de ne pas reproduire une forme d'autobiographie. J'ai eu parfois la sensation de m'en éloigner, mais en regardant mon intégrale, je me suis rendu compte que toutes les chansons me ramenaient vers moi. Chaque disque est la photographie d'un moment d'existence. Le dernier parle d'amour, de fin d'amour, de mon amour pour l'Inde. Il y a des ballades tristes et des musiques joyeuses. Je l'ai appelé Deux fois l'infini, car j'ai enregistré 16 albums en quarante ans, et que le sigle de l'infini c'est le 8 couché.
16. Si vous étiez un autre chanteur?
Ce serait Paul McCartney, l'un des plus grands mélodiste au monde. Ou Georges Brassens, indémodable, inusable, inoxydable.
25. Quel est votre navet?
Yé souis oune fou de Fandango (1975), c'est mon nanar. Ceci dit, elle plaît à certains.
43. Une chanson que vous chantait votre grand-mère?
Mon oncle fredonnait Tout va très bien, madame la marquise. Je trouvais cet air formidable, d'autant qu'il était joué par Ray Ventura et son orchestre.
21. Comment vous voyez-vous dans dix ans?
Nulle part. Je suis un vrai oriental, je n'arrive pas à me projeter dans le futur. Et je n'en ai d'ailleurs pas envie.
Et la question complémentaire? Alors ce Soldat rose devenu bleu dans le tome 2 signé Francis Cabrel et Pierre-Dominique Burgaud?
C'est génial. L'histoire se perpétue. Le premier épisode m'a occupé quatre ans. Aujourd'hui, Le Soldat roseest joué dans les écoles, en tournée. Je ne me voyais pas revivre deux fois une aventure aussi forte. Je travaillais également sur l'adaptation du conte en dessin animé, hélas!, le projet a capoté par manque de financement. Mais comme je le disais, je vis vraiment sur l'instant. Et là, je m'apprête à prolonger l'expérience de Deux fois l'infini sur scène. Je vais me produire en solo, avec ma guitare, mes synthés, mes petites machines.
