Censuré le jour de sa sortie. Alors qu'Etienne Daho signe son grand retour, la pochette de son treizième album dans les bacs ce lundi, ne fait pas l'unanimité. Métrobus, gestionnaire des publicités de la RATP, aurait demandé à sa maison de disque, Polydor, de modifier les affiches promotionnelles de ce nouvel opus.
Cacher ce sein...
Sur la pochette en noir et blanc des Chansons de l'innocence retrouvée, une femme seulement vêtue d'une culotte et d'une paire de gant se tient au côté du chanteur. Une tenue jugée trop légère par la RATP. La demoiselle se trouve donc sur les affiches affublée d'un bandeau sur la poitrine.
"La maison de disques nous avait auparavant envoyé une photo sans bandeau, mais elle nous a ensuite renvoyé un deuxième visuel [avec le bandeau] en nous demandant de le valider comme étant celui sélectionné par l'artiste", s'est défendu Sylvie Doerflinger, directrice juridique de Métrobus, interrogée par RTL.
"Elle peut être controversée, ça m'est égal. On ne va pas se mettre à sticker tous les seins des statues du Louvre." avait pourtant expliqué Etienne Daho au Parisien avant que le visuel soit modifié.
Plusieurs victimes de la censure de la RATP
Avant le chanteur, d'autres artistes ont déjà été victimes de censure dans les couloirs du métro parisien. Métrobus avait retiré la pipe des affiches pour une exposition consacrée à Jacques Tati. Elle avait ensuite trouvé trop agressive une campagne de France Nature environnement sur les algues vertes en 2011, puis trop politique l'affiche de l'humoriste Stéphane Guillon à la veille de la présidentielle de 2012.
