Sa vie, son style. Elle a un visage enfantin et son pseudo signifie "la petite". Pourtant, à 23 ans, Dominique Pinto a déjà vécu mille vies. Née à Porto Alegre, au sud du Brésil, elle a grandi à Paris entre l'âge de 8 et de 12 ans. Un an plus tard, elle rejoint seule Buenos Aires pour suivre les cours d'un maître du violoncelle. L'adolescente est déterminée... et douée. A 18 ans, elle revient à Paris et embarque avec Jane Birkin pour une tournée internationale. Un déclic. "La musique classique est un milieu avec des oeillères, il n'y a pas de place pour l'interprétation personnelle", regrette la violoncelliste. Soutenue par le guitariste Piers Faccini et la chanteuse Camille, la Brésilienne se lance désormais en solo. Sur son premier album, Ela, Dom la Nena chante la saudade, le déracinement, la liberté. Le disque, dédié au psychanalyste Gabriel Balbo (Anjo Gabriel), clôt un chapitre de sa vie, et en ouvre un nouveau.

Pourquoi on l'aime? Parce que les compositions intemporelles de cette vraie-fausse timide nous rappellent la mélancolie de Lhasa de Sela, disparue en 2010.