Trois stores, trois ampoules et c'est parti. Enfin presque. Lundi soir au Trianon, il y avait aussi une batterie, des claviers, des guitares, une basse, et une multitude de percussions. Mais pas de quoi éparpiller les quatre Ecossais de Django Django, qui ont donné une vraie leçon de gym.

Ca a commencé tranquillement, à 21h15, par un échauffement. Quelques sautillements sur le plancher mouvant de la majestueuse salle de théâtre - "on croirait faire du PowerPlate" entend-on -, notamment au son de Hail Bop, ont mis en jambe en une vingtaine de minutes les spectateurs venus voir le phénomène pop de l'année.

L'entraînement s'est intensifié avec Waveforms, Skies Over Cairo et Default, entre autres. Force est de constater que les morceaux qui nous avaient fait nous trémousser sur notre siège de bureau à la sortie de l'album en janvier - véridique - ont une puissance supplémentaire en live. Et les quatre garçons une vraie présence. Quelques pauses bienvenues (Hand of man, Life's a Beach) ont reposé les mollets qui chauffaient. On aurait pu regretter quelques légers flottements entre certains morceaux, le temps de changer d'instruments, mais la joie de vivre et l'énergie des musiciens - mention spéciale à la détente du clavier - ont tout effacé. Et si le son a comblé le public, les jeux de projections multicolores sur les stores ont justement complété cet univers décalé que Django Django cultive, sans jamais trop en faire.

Une heure dix plus tard, le cours était fini. C'était dense, mais c'était bon.