Parlez-nous de la programmation.
En-dehors des grandes têtes d'affiche, l'accent est mis sur les créations. Celle de Re-Play Blessures par Gaëtan Roussel - Bashung avait donné un sublime concert aux Francofolies. Jane Birkin chante Serge Gainsbourg via Japan. Les hommages à Leprest, Ferré, Lapointe. Puis des évènements originaux comme Yael Naïm et David Donatien en duo acoustique, le concert-lecture de Mathias Malzieux. Et toujours, des artistes issus du chantier des Francos.
Quels ont été les concerts plébicités dès l'ouverture de la billetterie?
Celui de - M -, par exemple. Les créations au Théâtre La Coursive, autour d'Allain Leprest notamment, ont également très vite marché. Les Francos est le seul festival à avoir un spectre aussi large, qui va de Cali à Woodkid ou Orelsan. Cet été, on a senti que les spectateurs attendaient les prévisions de la météo. L'an passé, à cause des intempéries, on a quand même dû annuler une soirée.
À combien chiffrez-vous les pertes financières en 2012?
Environ 100 000 euros. Le spectacle annulé était plein: 12 000 personnes. Les assurances ont fonctionné sur la billetterie mais pas sur les recettes du bar, du merchandizing ou sur les partenariats. Cette année, on attend entre 80 et 90 000 personnes.
Existe-t-il une compétition entre les festivals?
Au contraire. Je reçois des SMS et des twitts de mes collègues. J'avais la possibilité d'inviter Neil Young cet été, mais sa venue aux Francos aurait été hors-sujet. Le fait qu'il ne soit pas à La Rochelle a permis de le programmer au Big Festival de Biarritz.
À quelle place vous situez-vous dans le top 10 des festivals?
Je dirai 5ème.
