Trenet parlait littérature et poésie avec François Mitterrand. Parlez-vous chanson avec François Hollande?
Le président connaît très bien la variété, il peut chanter par exemple un titre de Catherine Le Forestier ou de Pierre Barouh... C'est aussi un très grand fan de Léo Ferré.
Si François Hollande se représente à la présidentielle, le soutiendriez-vous comme vous l'avez fait en 2012 ?
Je le soutiendrai cette fois encore. Je ne suis pas une girouette et la gauche reste mon courant de pensée ; je n'ai rien à dire de nouveau, à part "faites le mieux possible", même s'il y a parfois des raisons d'être fâché. Je ne pense pas à François Hollande, mais à l'ignoble affaire Cahuzac, à l'ignoble Thévenoud, qui salissent le travail de milliers de militants. Ce n'est pas parce que François Hollande est impopulaire que je vais lui cracher dessus comme la meute. Je l'aime beaucoup. Il travaille énormément, il résiste à tout.
Qu'avez-vous appris en fréquentant le pouvoir politique?
Cela oblige à relativiser. Par rapport à l'imagerie véhiculée par la télévision, y compris dans les séries, la réalité - en tout cas le peu que j'en ai vu, car je n'ai pas mon couvert à l'Elysée - est infiniment rude, stressante, profonde. Le pouvoir est habité par la mort.
C'est-à-dire ?
Annoncer la disparition d'un compatriote, envoyer des soldats qui risquent de se faire tuer, savoir qu'une canicule peut emporter 20 000 personnes. On est loin du glamour. Très peu de gens peuvent exercer ce métier.
