[EXCLUSIF]. Comme Brel, le navigateur a choisi de vivre là où par manque de brise, le temps s'immobilise. En Polynésie. Olivier de Kersauson se partage désormais entre les îles Tuamotu et Saint-Renan, près de Brest. Aux Tuamotu, à fréquenter des vagues âgées de milliers d'années, il a touché du doigt l'infini: "Il n'y a pas de marée ici, alors ces vagues tapent toujours au même endroit. C'est de l'éternité souriante." Et puis il s'est remarié, lui qui prétendait que "le paradis, ce fut quand Eve arriva. Et l'enfer, ce fut lorsque Adam en prit l'habitude". Il assume son changement de cap: il veut tenter l'aventure d'une "vraie histoire". L'éternité, l'amour, la postérité? Le rugbyman Jean-Pierre Rives lui a confié un jour qu'un sportif mourait deux fois, la première étant lorsqu'il arrête son sport. A 69 ans, Kersauson annonce son retrait de la compétition, mais il le fait dans un nouveau livre qui ressemble à un commencement, Le Monde comme il me parle. Entre souvenirs pudiques et vérités assénées, coups de gueule et poésie, on retrouve "l'Amiral" des Grosses Têtes en philosophe des océans. L'Express en publie en exclusivité des extraits:
