D'où vient votre fascination pour les zombies ?

Pour moi, les zombies doivent être vus comme des zombies, et rien d'autre, sans parabole particulière. Toutefois, ils m'intéressent, car ils montrent comment l'humanité, aussi bien en tant qu'espèce qu'en tant que civilisation, peut faire face à une crise existentielle.

Pourquoi avoir écrit World War Z sous la forme étrange d'une série d'interviews ?

L'idée m'est venue d'un livre du journaliste Studs Terkel, La Bonne Guerre. Son approche formelle d'histoires orales correspondait à ce que je voulais faire.

Faut-il lire World War Z comme une réflexion sur la mondialisation ?

La vérité est que la planète est désormais trop petite, et que des problèmes, qui pourraient n'être que locaux, contaminent maintenant le reste du monde.

La SF est-elle devenue un genre "respectable" ?

La science-fiction n'a jamais cessé d'être un genre de la pensée par excellence. On y a toujours trouvé un moyen de voir les problèmes du monde à travers la métaphore.

Vous avez aussi écrit un Guide de survie en territoire zombie (Calmann-Lévy). Pastiche ou livre expérimental ?

C'est tout bête : pendant des années, je me suis demandé ce qui se passerait si nous nous retrouvions devant une invasion de ces créatures. Je voulais lire un livre sur ce sujet. Alors, je l'ai écrit...