Il a attendu des années avant de faire son "coming out". Reporter et éditorialiste politique au New Yorker, William Finnegan est aussi un très grand passionné de surf. Dans un récit autobiographique ébouriffant, il raconte cette addiction dévorante, celle qui, depuis un demi-siècle, l'a conduit à sillonner le globe à la recherche des meilleures vagues.
De Hawaï à la Californie, en passant par l'Indonésie, les îles Samoa, Madagascar et Madère, une vie d'émerveillement et de douleur se dévoile à mesure que l'on s'enfonce dans le tourbillon de ces pages baignées de sel, d'écume et de soleil.
Le livre de l'été
Pris entre son amour ascétique de la planche et son désir d'aller s'engager et de se salir dans la clameur du monde, William Finnegan lutte pour faire coexister les forces ambivalentes qui s'entrechoquent en lui.
Auréolés par un prix Pulitzer en 2016, ses Mémoires brossent le portrait d'un homme insoumis, à la fureur tranquille, qui parvient à transformer son obsession en une indestructible boussole. Porté par une plume d'une (parfois trop) grande amplitude, Jours barbares est le livre de l'été, et déjà un classique.
JOURS BARBARES, PAR WILLIAM FINNEGAN, TRAD. DE L'ANGLAIS (ÉTATS-UNIS) PAR FRANK REICHERT. ED. DU SOUS-SOL, 528P., 23,50¤.