Les Français ne jurent que par le livres de poche. Ils les achètent pour leur prix et leur maniabilité. Selon Edistat, du 30 juin au 21 septembre - grosso modo pendant la période des vacances - ils ont lu, dans l'ordre de l'importance des ventes, Joël Dicker (170 000 exemplaires pour La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, aux éd. de Fallois en petit, comme en grand format), E.L. James, Guillaume Musso, E.L James, E.L James.

Les Cinquante nuances (Le Livre de Poche), qu'elles soient de Grey, plus sombres et plus claires font en effet un tabac. Les trois volumes cumulent, cette fois depuis le début février, mois de la mise en vente du premier volume, 530000 exemplaires. Mais, cocorrico !, les "petits" Français ne sont pas en reste. Avec un seul livre, publié en poche en mars, Demain (Pocket), Guillaume Musso dépasse les 250000 ventes. Quant à Michel Bussi, dixième de ce classement, il totalise plus de 325000 exemplaires avec Complètement cramé ! (Pocket), paru en petit format, il est vrai, en 2013.

Les Français ont beau être sérieux, cela ne les empêche pas de rire. Deux sujets graves font en effet leur entrée dans le palmarès essais-récits-documents, aux 4 et 5 places : La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion), du géographe Christophe Guilluy et Pour les musulmans (La Découverte), du journaliste Edwy Plenel. En quelques jours, les deux livres se sont vendus chacun à 3000 exemplaires. Un troisième titre, aussi roboratif que joyeux, les suit, au 10 rang : Encore des nouilles. Chroniques culinaires, de l'inégalé Pierre Desproges (Les Echappés).

Les Français aiment malgré tout l'ordre. C'est ce que pourrait laisser croire le palmarès des romans, stable dans l'ensemble aux vingt premières places, malgré l'entrée de quatre nouveaux titres : Tara Duncan. L'Ultime combat (XO), de Sophie Audoin-Mamikonian, 10 ; La Promesse de l'océan (Belfond), de Françoise Bourdin, 12 ; Ne pars pas avant moi, de Jean-Marie Rouart (Gallimard), 16 et Hérétiques, de Léonardo Padura (Métailié), 18.