Antoine Gallimard a tranché, après les réactions d'auteurs maison qui jugeaient incompatibles les propos tenus par Richard Millet dans Eloge littéraire d'Anders Breivik (éd. Pierre-Guillaume de Roux) et son statut d'éditeur chez Gallimard. Le livre de Richard Millet relève, selon lui, de la liberté d'expression personnelle, et ne gêne pas son travail d'éditeur. Voilà ce qu'il déclare à L'Express: "Richard Millet a toujours été un lecteur éditeur de qualité, attentif, et n'a jamais failli à son professionnalisme, ni fait jouer ses convictions idéologiques dans ses recommandations littéraires. Les propos tenus dans son Eloge littéraire d'Anders Breivik, que je ne partage absolument pas, relèvent davantage d'un bric-à-brac intellectuel et d'une volonté de partir dans une croisade anti-multiculturalisme. Il a le droit de les exprimer. Son statut d'éditeur deviendrait incompatible avec ses opinions s'il faisait de la maison d'édition le propre champ de ses convictions." Antoine Gallimard affirme par ailleurs dans un communiqué à l'AFP qu'il a été "choqué" par les idées de Richard Millet et qu'il aura un entretien avec son éditeur dès son retour de vacances, lundi 3 septembre, pour décider "en conscience".