Le +Mireille Darc promène sa longue silhouette noire dans les drames ordinaires d'hommes et de femmes écartelés entre rancune et pardon. Exercice inégal s'il en est. On y voit surtout Loïc, accusé de viol par la fille d'un voisin, le cheveu en limaille et deux cailloux noirs à la place des yeux. Innocenté après huit ans de taule, une vie de guingois à remettre à l'endroit. Il a pardonné à la jeune fille mais pas à la justice. Dominique, elle, n'en veut pas aux infirmières qui ont tué son enfant en se trompant dans les dosages d'un médicament. "Personne ne se réduit à ce qu'il fait", dit-elle, sereine. Jolie leçon de tolérance.
Le - A défaut de trouver un cas intéressant de ressentiment, Mireille Darc déniche un homme trahi par la femme de sa vie. Partie avec un autre après quinze ans de bonheur. Il lui en veut, c'est terrible, ja-mais il ne lui pardonnera, ja-mais. Il n'a rien d'autre à en dire, non. Quant à la lumineuse Framboise, victime d'un viol dans son adolescence, notre Sauterelle nationale la met tellement en scène que c'en est gênant. Les silences et les visages, souvent, se suffisent à eux-mêmes.
