Qui est Chloé Pelletier-Gagnon alias Klô Pelgag?

J'ai grandi dans une petite ville de Gaspésie (Canada), Rivière-Ouelle. L'Alchimie des monstres est mon premier album. C'est un premier pas vers les autres, un pas de la chambre où je l'ai écrit vers la scène où je l'expose. Je chante parce que cela me fait du bien, et que j'ai plaisir à le partager avec les spectateurs. Des fois, je les provoque, et je vois leur expression. C'est intéressant pour la géométrie de la salle.

Qu'est-ce qui vous inspire?

Le cornet que mangeait ma grand-mère en laissant la crème glacée. Et beaucoup d'autres choses: la nature, simple mais infinie. Les villes fantômes. Les villes répliques de Paris. Ma chanson Taxidermiste a été inspirée par une artiste dont j'ai oublié malheureusement - ou heureusement - le nom. Elle aimait tellement son chat, que lorsqu'il est mort, elle l'a empaillé et en a fait un sac à main. C'était percutant, non?

Oui. Pourquoi ce titre L'Alchimie des monstres?

Le monstre, c'est moi, si dans le regard des autres, quelque chose m'importe ou me dérange. L'alchimie, c'est de sublimer cela et d'en faire quelque chose de bien. Ou de mal.

La mort, le deuil, sont au centre de cet album?

Oui, je parle beaucoup du corps, du rapport au corps, et en effet, à la mort, au deuil. Je ne peux pas rallier ces thèmes à un événement précis. C'est inconscient. Ce sont des obsessions, qui changeront peut-être. J'aime les choses violentes, viscérales, noires.