En décembre 2009, Quentin Tarantino dressait la liste de ses huit films préférés de l'année pour le Hollywood Reporter. Aux côtés de Star Trek ou d'In the Air il citait Une éducation. On le comprend, car Jenny est la synthèse de ses héroïnes, belles et émancipées. Dans l'Angleterre des années 1960, l'adolescente tombe sous le charme d'un play-boy plus âgé et délaisse l'école pour se laisser tenter par une vie facile. Adapté d'une autobiographie de la journaliste anglaise Lynn Barber, sur un scénario de l'écrivain Nick Hornby, par la Danoise Lone Scherfig, le film raconte le parcours sentimental d'une femme trop sophistiquée pour la société conservatrice dans laquelle elle évolue. Par petites touches, Lone Scherfig dessine un personnage rebelle en proie au désir amoureux, portée par son ambition et affectée par les déconvenues. Un portrait qui ne serait rien sans l'actrice Carey Mulligan, au sourire malicieux et au regard fragile. Du haut de ses 24 ans, elle décroche une nomination méritée aux Oscars. La future Kate Winslet, c'est elle.