Jenny est une rose en bouton sur le point d'éclore. Elle a 16 ans, la tête bien faite et rêve du jour béni où elle se lancera à l'assaut du monde pour en découvrir les merveilles. En attendant, elle passe son temps la tête dans ses bouquins à préparer son entrée à l'université d'Oxford. Son père ne lui a jamais vraiment laissé d'autres choix. Mais un vent frais souffle désormais sur sa vie. Un vent qui s'appelle David (Peter Sarsgaard, à la séduction discrète mais assurée). Dans les socquettes de la brillante étudiante, la jeune British Carey Mulligan rayonne, incarnation parfaite d'un monde en plein changement: l'Angleterre du début des années 60, et les folies qui vont avec. Face à un père (Alfred Molina, rétro et protecteur) pour qui la seule alternative à des études de prestige est de se trouver un bon parti, la jeune fille embrasse la romance qui s'ouvre à elle avec délice, à la fois spirituelle et gourmande de tout connaître. Se pourrait-il que ce prince si charmant ne soit qu'un beau parleur? Entre premiers émois passionnés et erreurs de jeunesse, Une éducation s'envole peu à peu bien au-delà de la simple comédie dramatique initiatique, fort d'un scénario soigné et d'une galerie de personnages ciselés. Quant à la craquante Carey Mulligan, vous l'aurez compris, elle file directement rejoindre la galaxie des étoiles montantes.