Un décret, mis en place il y a huit ans, autorise à enfermer arbitrairement tout présumé criminel. La ville de Gotham est ainsi sécurisée, et Batman, injustement voué aux gémonies par la police et les citoyens, vit en reclus. Mais un terroriste, aussi musclé qu'organisé, va obliger le superhéros à sortir de sa retraite. Raconté ainsi, The Dark Knight Rises n'est pas très original. Sauf qu'il s'agit d'un film de Christopher Nolan, qui n'a pas son pareil pour faire d'un seau de pop-corn une oeuvre d'art. Pour cela, l'auteur réalisateur raconte le monde tel qu'il est (les dérives du Patriot Act, la fragilité de la Bourse...) à travers une métaphore spectaculaire et crépusculaire, tant sur le fond que sur la forme. Certes, ce dernier volet de la trilogie est au-dessous de The Dark Knight: Le Chevalier noir mais se situe bien au-dessus de tout ce qu'on peut voir actuellement.