Dix ans après la version Spider-Man 2 de Sam Raimi, voilà celle de Marc Webb, déjà auteur du premier volet, lui-même remake des nouvelles aventures de l'homme araignée signées Sam Raimi. Vous suivez?
Les studios ne sont pas prêts à éteindre la photocopieuse et à livrer au public autre chose que du déjà vu. C'est énervant. Cette fois encore, Peter Parker a des problèmes d'identité, vit mal sa relation avec Gwen et affronte Harry Osborn, décidé à venger la mort de son père.
Pas l'ombre d'une idée de scénario dans ce film qui bégaie pour faire marcher le tiroir-caisse, on préfère décidément Captain America 2. Il y avait pourtant un truc intéressant à exploiter mais il est à peine effleuré: transformé en Spider-Man, Peter Parker devient un type prétentieux au melon aussi imposant qu'un building new-yorkais, et cette hypertrophie égotique devenait marrante. Las, les scénaristes n'ont pas osé creuser ce sillon pourtant alléchant. Ras des pâquerettes, donc.
