Quatrième long métrage de et avec Dany Boon, Supercondriaque sortira sur les écrans le 26 février. En attendant, les journalistes de Studio Ciné Live qui ont eu (ou pas?) le privilège de voir cette nouvelle comédie réunissant le duo de Bienvenue chez les Ch'tis ne sont pas parvenus à se mettre d'accord. Revue de critiques.

Pour

L'histoire d'un hypocondriaque qui pourrit la vie de son entourage, tout le monde pouvait l'écrire. La force de Dany Boon est de croiser cette situation banale avec le destin d'un chef de guerre des Balkans. De traditionnelle, la comédie devient ainsi surréaliste et les gags construits sur la longueur.

A cet égard, Supercondriaque est certainement son film le plus abouti, sur l'écriture comme sur la mise en scène. Et Dany Boon d'atteindre dans ce film la saveur des films de Francis Veber des années 1980, jouant parfaitement du duo retrouvé entre Kad Merad et lui. C'est un des atouts du quatrième film de Dany Boon, à coup sur celui de la maturité. S.B

Contre

Au vu du délire de certains de mes confrères, le sympathique Dany Boon aurait réussi son coup. Puisqu'ils ont ri, le film est bon. Passons. Supercondriaque est nul à plus d'un titre.

Sa première partie tutoie les plus mauvais de Funès, lorsque que ce génie du rire se retrouvait à faire des mimiques en gros plan ad nauseam.

Ici, Boon se contente donc de jouer les obsédés de la propreté en gesticulant (une fois, deux fois...). On a le droit de trouver ça drôle, intéressant? Non!

Face à un tel néant dramatique, le réalisateur-acteur-scénariste-dialoguiste (!) use du quiproquo et délaisse de Funès pour Michel Leeb jouant sur l'imitation grossière d'un accent étranger. Riez, bonnes gens! T.B