Sophie Szpindel : C?est l?histoire d?une famille qui s?est construite dans ce monde-là, dans le monde de la boxe, et le père est entraîneur, il a un club de boxe?
Stéphanie Sokolinski : ? Elles, elles sont là-dedans depuis qu?elles sont toutes petites, ça aurait pu être dans n?importe quel milieu, mais il se trouve que c?est ce dont Magalie (la réalisatrice Ndrl) sait parler
Sophie Szpindel, à propos de son personnage : Je dirais que c?est une jeune fille qui a toujours essayé de plaire à son père et d?être à la hauteur des espérances de son père et au bout d?un moment elle hésite? elle se cherche, et elle va finir par se trouver.
Stéphanie Sokolinski : Sandra, c?est une fille qui a perdu sa maman très tôt et qui se retrouve à vivre chez son oncle et sa tante avec sa cousine et qui est un peu perdue. Et le seul moyen qu?elle trouve pour avoir suffisamment de reconnaissance, et par lequel elle peut se sentir aimée, c?est d?être une championne et prouver à tout le monde qu?elle est la meilleure, et montrer qu?elle vaut quelque chose, qu?elle a une vraie valeur au sein de cette famille.
A propos de l?entraînement
Sophie Szpindel : On s?est entraîné avec un entraîneur, pendant huit mois?
Stéphanie Sokolinski : ?Pendant un an, on avait plus de vie, on ne faisait que de la boxe, on était tout le temps en survêtement. Enfin, quand on se voit et qu?on est tout le temps en nage et qu?on est tout le temps cradot, et en train de se donner des coups, la féminité s?efface un petit peu pour laisser place à l?entraînement, c?est de la sueur et c?est une chose assez violente qui ne laisse pas forcément place aux petites robes entre deux entraînements
A propos de Magalie-Richard Serrano, la réalisatrice, ancienne championne de Boxe.
Sophie Szpindel : Elle nous donnait des conseils, je voyais son regard et je voyais sa gestuelle. Elle avait suivi aussi nos entraînements et elle savait quoi nous dire?
Stéphanie Sokolinski : ?Elle était très vigilante sur la boxe, elle disait :Attention à tes dépassements! C?est pas comme ça qu?on se déplace! T?es trop lourde, t?es trop lourde! Donc à la fois elle avait le côté réalisatrice et à la fois elle avait le côté entraîneuse plus ou moins.
A propos de leur partenaire, Richard Anconina
Sophie Szpindel : Il est à l?écoute, il est très attentionné, très professionnel. Pour nous, c?est le partenaire idéal.
Stéphanie Sokolinski : On avait notre entraîneur qui était là tout le temps sur le plateau, qui déjà lui nous guidait. Et puis des fois il lui disait :mais non! c?est pas comme ça qu?il faut faire! je pense que ça, ça aurait plus d?impact. Alors on voyait ensemble ce qui était mieux ou pas.
Les combats
Sophie Szpindel : Il y avait un cascadeur professionnel aussi qui réglait les chorégraphies. Pour mes combats, je boxais contre la caméra, une boxeuse en face - mon adversaire en face était une boxeuse professionnelle - boxait aussi contre la caméra. Et la caméra tournait beaucoup autour de nous?
Stéphanie Sokolinski : ? Pendant notre combat, on devait gérer les coups entre nous. Après on a un peu improvisé, donc on devait faire attention à ne pas se faire mal, à ne pas marcher sur les pieds de la cadreuse, à ne pas écraser la perche, c?était assez cocasse.
On a d?abord fait les combats tels qu?ils avaient été chorégraphiés et puis après elle nous disait : Je voudrais des regards en plus? Donc on tournait avec la caméra, la caméra était pile dans notre dos donc c?était un peu compliqué mais c?était sympa.