Oubliez James Bond et redécouvrez Hubert Bonisseur de la Bath. Si les anciens connaissent bien les aventures de cet espion français, écrites par Jean Bruce, les plus jeunes seront surpris par notre agent secret cuvée 1955. Dans le film, les codes de l'époque ont été détournés et une bonne dose de second degré fait basculer l'histoire du côté d'un spoof-movie à la Austin Powers. On se régale des hommages en Technicolor ou de la scène, très BD, où OSS essaie de faire taire ce qui le réveille le matin. Pour autant, et c'est ce qui fait la réussite du film, OSS 117 n'est pas qu'une succession de gags. Le réalisateur, Michel Hazanavicius, a compris, sept ans après Mes amis, son premier long métrage, que la parodie ne fait pas tout. Avec le scénariste Jean-François Halin (un des auteurs des Guignols), il a trouvé le juste équilibre entre humour et action. Des bagarres comme on n'en fait plus, une course-poursuite "à pied" dans les ruelles du Caire et quelques rebondissements savoureux ajoutent du piment à ce film, qui raconte aussi ce qu'était l'Égypte sous Nasser.